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Projet d’interconnexion ferroviaire Burkina Faso-Ghana : « La première étape technique a été exécutée avec satisfaction », dixit John Peter Amewu’s

Projet d’interconnexion ferroviaire Burkina Faso-Ghana : « La première étape technique a été exécutée avec satisfaction », dixit John Peter Amewu’s

Le ministre des transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière, Vincent Dabilgou, a coanimé avec son homologue du Ghana John Peter Amewu’s, une conférence de presse sur le projet d’interconnexion ferroviaire Burkina Faso-Ghana. Elle s’est tenue le 25 Mars 2021, à Ouagadougou.

Le  projet d’interconnexion ferroviaire Burkina Faso-Ghana est né de la volonté des présidents Burkinabè et ghanéens de  construire une nouvelle ligne moderne entre le Port de Tema au Ghana et Ouagadougou au Burkina Faso. Il va faciliter les échanges commerciaux entre le Burkina Faso et le Ghana à travers des services efficaces de fret et de transport de passagers. D’où la présence du ministre ghanéen du développement du chemin de fer John Peter Amewu’s, au Burkina Faso. « Notre visite à Ouagadougou permet à nos deux pays de s’accorder sur l’exécution du projet de chemin de fer Ouagadougou-Tema. Il faut dire que Nous sommes fiers de dire que le projet est en cours et la première étape technique a été exécutée avec satisfaction.», a-t-il fait comprendre.

Le coût du projet est évalué à 4,7 milliards d’euros, soit environ 3065,19 milliards de F CFA.  Le projet sera entièrement exécuté dans le respect des règles de l’art et dans les standards internationaux à savoir une Vitesse trains voyageurs 160 km/h et trains marchandises 120km/h, une  voie unique à écartement normal 1435 millimètres, des Rails type UIC 60, une charge à l’essieu avec 25 tonnes (OA) et 23 tonnes (Voie), un Système de télécommunications et de signalisation par câbles à fibres optiques, une emprise du couloir 60m, avec 55 gares dont 10 au Burkina Faso.

« Les projections de la demande de trafic passagers sont estimées entre 2 et 3 millions de passagers par an. Quant au fret, les prévisions de transport se chiffrent entre 7 et 17 millions de tonnes l’an », a confié le ministre burkinabè en charge des transports.

La réalisation de l’interconnexion ferroviaire entre le Burkina Faso et la République du Ghana, permettra d’atteindre entre autres une amélioration de la balance commerciale des 2 pays, la stabilisation des coûts de transport entrainant une réduction du prix des marchandises, la création de plus de 30.000 emplois directs et indirects pendant la phase de construction. « La réalisation de ce projet permettra également, l’amélioration des conditions économiques des zones traversées et la création d’activités génératrices de revenus dans les gares et tout le long du chemin de fer, et l’amélioration de l’écoulement des produits de la zone de Bagré-Pôle sur le marché », a fait comprendre Vincent Dabilgou.

Sous réserve des résultats des études techniques détaillées, la proposition de l’itinéraire en territoire burkinabé part de Ouagadougou, dessert Kombissiri, Manga, Béguédo, Garango, Tenkodogo, Bagré-Pôle, Zabré, Pô, et se termine au lien frontalier Dakola-Paga, soit une distance totale d’environ 320 km et une distance de 782 km pour le tracé en territoire ghanéen.

Le 30 novembre 2021, les deux parties vont entamer les négociations finales.  Quant aux travaux de démarrage, ils sont prévus pour le premier trimestre de l’année 2022. Environ 90 km entre le Port de Téma et Akosombo sont déjà en construction sur fonds propres du Gouvernement Ghanéen.

 

Sombéwendin Micheline Thiombiano/Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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