Connecte-toi avec nous

Entretiens Exclusifs

   |

Caisse des dépôts et consignations : « La centralisation des ressources n’est pas encore effective », le DG, Paul Kaba Thiéba

Selon le DG, Paul Kaba Thiéba, la CDC a pour missions principales de protéger l’épargne populaire, les fonds de retraite des travailleurs burkinabè et de financer des missions d’intérêt général.

Dans cet entretien , le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), Paul Kaba Thiéba, par ailleurs ancien Premier ministre, revient sur le processus d’opérationnalisation de cette institution financière à statut spécial.

 (S) : Qu’est-ce qu’une Caisse des dépôts et consignations ?

Paul Kaba Thieba (P.K.T.) : La Caisse des dépôts et consignations est un établissement à statut spécial, qui a été créé en 2017, sur le modèle de la Caisse des dépôts et consignations de France, où le concept est né, il y a deux cents ans, précisément en 1816. Du fait de son succès, cette caisse française commence à faire école dans le monde. Aujourd’hui, le Canada, la Tunisie, le Maroc, les pays de l’UEMOA, exceptés la Guinée Bissau, le Togo et le Mali, disposent d’une Caisse des dépôts et consignations.

A l’origine, la première CDC a été créée en France pour protéger l’épargne populaire et pour financer l’intérêt général dans le contexte de la crise politique et financière consécutive à la fin de l’épopée Napoléonienne. En créant donc une institution tierce de confiance, le Gouvernement français a voulu renforcer la confiance des épargnants. C’est pourquoi, en France comme au Burkina, sur le plan institutionnel, la Caisse des dépôts et consignations est certes un établissement public, mais un établissement public à statut spécial, placé sous la protection du Parlement.

Le rôle de l’Assemblée nationale via la Commission de surveillance est de garantir l’autonomie financière, fonctionnelle et administrative de la Caisse des dépôts. La Commission de surveillance est majoritairement composée de députés de la majorité et de l’opposition et d’autres personnes dont la nomination est proposée par le Président de l’Assemblée nationale. La Commission de surveillance est chargée de s’assurer que la CDC BF remplit ses missions conformément aux dispositions légales.

Au total, en créant la CDC BF par une loi spéciale, le législateur a donc voulu la singulariser en la plaçant sous la protection du Parlement. La création de la Caisse des dépôts et consignations du Burkina Faso s’est inscrite dans cette vision à travers la loi 023 du 9 mai 2017, complétée par la loi 024 du 9 mai 2017 relative aux dépôts et consignations.

S : Au départ, la caisse a été créée pour protéger l’épargne des citoyens, aujourd’hui quelle est la mission d’une CDC comme celle du Burkina Faso ?

P.K.T. : Au Burkina, la création de la CDC BF s’inscrit dans le cadre des réformes mises en œuvre par le Président, Roch Marc Christian Kaboré, en vue de doter notre pays d’un instrument endogène de financement du développement.
La loi 023 du 9 mai 2017 assigne à la CDC BF plusieurs missions parmi lesquelles figurent, la protection de l’épargne populaire, la protection des fonds de retraite des travailleurs burkinabè et le financement des missions d’intérêt général en appui aux politiques publiques.

L’épargne populaire, dont il est question vise essentiellement la petite épargne collectée via les réseaux de la caisse nationale d’épargne au niveau de La Poste. Conformément aux termes de la loi, la CDC BF doit assurer la centralisation de la gestion financière des fonds collectés par la Poste au titre du livret de la caisse nationale d’épargne et des CCP afin d’assurer la sécurité, la liquidité et la rentabilité de l’épargne des Burkinabè moyens.
En plus de l’épargne populaire collectée sur le réseau de La Poste, les lois 023 et 024 du 9 mai 2017 visent explicitement les cotisations des travailleurs du public et du privé collectées par la CARFO et la CNSS.

Actuellement, ces cotisations de retraite sont gérées directement par la CNSS et la CARFO qui les placent auprès des banques privées. La centralisation de la gestion financière de ces fonds auprès de la CDC BF permettra de garantir leur sécurité, leur liquidité et leur rentabilité tout en concourant puissamment au financement de l’intérêt général.
La CDC BF, en sa qualité d’établissement public à statut spécial placé sous la protection du Parlement et qui jouit de la garantie de l’Etat pour toutes ses opérations, est idéalement placée pour assurer la sécurité de la petite épargne et des cotisations retraite des travailleurs burkinabè.

S : Concrètement, comment la CDC va-t-elle assurer la protection de l’épargne et des fonds de retraite ?

P.K.T. : La première protection c’est la garantie de l’Etat. Les banques commerciales reçoivent les dépôts de la CNSS, de la CARFO. Mais il s’agit de banques privées qui ne peuvent pas avoir la même qualité de signature ou « rating » que la CDC BF.
Outre la garantie de l’Etat, il est tout aussi important pour la sécurité de la gestion que l’argent des travailleurs collecté par la CARFO et la CNSS puisse bénéficier d’une gestion financière professionnelle, conforme aux meilleurs standards en matière de gestion de portefeuille par des spécialistes des marchés financiers. Il ne s’agit pas seulement de déposer cet argent en Dépôt à terme (DAT) auprès des banques ; cela serait trop facile. La gestion financière d’un fonds de retraite qui fonctionne sur la base du principe de la répartition est beaucoup plus technique, plus complexe.

S : qu’est-ce qu’un retraité y gagne ?

P.K.T. : Il convient de rappeler encore une fois que notre système de retraite fonctionne sur la base du principe de la répartition. Ce système de la répartition est lui-même fondé sur le principe de la solidarité intergénérationnelle qui permet de préserver le pouvoir d’achat des retraités contrairement au système fondé sur la capitalisation. Avec la centralisation de la gestion financière par la CDC BF, les retraités bénéficieront en plus d’une gestion sécurisée et professionnelle. Il s’y ajoute que les fonds ainsi centralisés contribueront à financer l’intérêt général, notamment la construction, des hôpitaux, des universités, des centrales solaires et des routes.

Ces fonds participeront puissamment aux mécanismes de financement du logement social et des PME/PMI.
Bref, la centralisation de la gestion financière des dépôts et consignations à la CDC BF permettra de financer le développement du Burkina Faso avec l’argent des Burkinabè. Ce qui évitera à notre pays d’aller s’endetter à l’étranger selon des conditions souvent défavorables pour le pays.
Oui, la CDC est un instrument de financement autonome du développement du Burkina Faso. Cela est au cœur de la vision qui sous-tend la création de cette institution.

S : Est-ce à dire que la CDC peut contribuer à réduire l’endettement, la dépendance financière extérieure du Burkina Faso ?

P.K.T. : Bien sûr ! Imaginons que l’on arrive, à partir des ressources de la CDC BF, à financer les investissements structurants prévus dans le Référentiel national de développement, on n’aurait plus besoin d’aller emprunter tant d’argent auprès de nos partenaires financiers bilatéraux et multilatéraux selon des conditions financières défavorables.

S : Y a-t-il un montant qui est prévu pour alimenter la Caisse des dépôts et consignations ou tout est fonction des disponibilités au niveau de la CARFO, de la CNSS, etc. ?

P.K.T : Selon la loi, la CDC BF reçoit une dotation initiale de vingt milliards F CFA de la part de l’Etat. En plus de cette dotation initiale, les ressources de la Caisse des dépôts et consignations proviennent : des caisses de retraite, des avoirs des notaires et des mandataires judiciaires, des fonds des greffes des juridictions, des fonds versés à la Poste au titre de la Caisse nationale d’épargne et des chèques postaux etc… Tous ces fonds ont vocation d’alimenter la caisse. Mais la CDC ne va pas priver la trésorerie de ces institutions des ressources pour leur fonctionnement. Car, la loi dit que la CDC BF centralise les ressources de ces institutions dans la limite des fonds nécessaires pour assurer leur trésorerie courante.

Pour l’ancien Premier ministre, son institution va contribuer à réduire la dépendance financière du Burkina Faso vis-à-vis de l’extérieur.

S : A quel niveau d’opérationnalisation se trouve cette nouvelle institution financière depuis sa création ?

P.K.T. : C’est un grand honneur pour moi, que le président du Faso m’ait demandé de conduire la mise en œuvre de la Caisse des dépôts et consignations. Comme vous le savez, toutes les réformes suscitent des résistances ! Quand on entreprend de réformer notre pays on se heurte à des résistances, car malheureusement, beaucoup de gens sont réfractaires au changement, au progrès. Ils estiment que la société fonctionne déjà bien en l’état. L’histoire nous enseigne toutefois qu’il est impossible de lutter contre la pauvreté sans réformes ni volonté politique.

Si vous laissez les choses en l’état sans les réformer, vous allez manquer le rendez-vous avec l’histoire ! C’est pourquoi, il faut oser.
Du reste, c’est sur la base du diagnostic de l’état de l’économie de notre pays que le président du Faso a proposé un programme de réformes pour sortir le Burkina Faso de la pauvreté. Pour ce qui concerne le financement de cette économie, la Caisse des dépôts et consignations participe de ces réformes majeures visant à doter notre pays d’un instrument de financement autonome de son développement. C’est cela qui est au cœur du projet. Il ne s’agit de venir enlever le « bonbon de la bouche de X ou Y » ; c’est le développement du Burkina Faso qui est au centre du jeu. Malheureusement, il n’est pas facile que tout le monde comprenne cela. Les gens s’accrochent à leurs acquis et quand vous voulez réformer, ils ne sont pas contents, vous devenez leur adversaire inutilement. Mais, cela ne doit pas nous décourager !

Il y a beaucoup de progrès qui ont déjà été réalisés à la CDC BF. Nous avons mis en place les structures, recruté du personnel. Avec l’appui des partenaires étrangers dont la CDC France, l’Agence française de développement (AFD) et Expertise France, nous venons de commencer la formation du personnel, l’élaboration des doctrines d’investisseur d’intérêt général et d’investisseur financier, l’élaboration de la doctrine du mandataire, l’élaboration d’une programmation pluriannuelle des investissements, l’actualisation du modèle prudentiel et l’élaboration du plan stratégique quinquennal.

En revanche, nous devons réaliser des progrès au niveau de la centralisation des ressources, car selon les articles 18 à 26 de la loi 023 du 9 mai 2017, les établissements assujettis à transférer leurs avoirs à la CDC sont nommément désignés, les ressources visées sont également expressément désignées. C’est un travail important à réaliser, car sans fonds nous ne pouvons pas investir. Aujourd’hui, la CDC BF n’a pas de ressources, à l’exception de la dotation initiale de vingt milliards. Nous sommes en discussion avec les autorités, mais aussi avec les responsables des structures concernées pour avancer sur ce dossier capital pour l’avenir de la CDC BF.

S : Autrement dit, cette centralisation n’est toujours pas effective, trois ans après la création de la CDC ?

P.K.T. : Elle n’est pas effective, mais nous espérons qu’elle va se réaliser bientôt afin de nous permettre de financer les investissements en appui à la politique du Gouvernement et au Référentiel national de développement.

S : Quelles sont les prochaines étapes de l’opérationnalisation de votre institution ?

P.K.T. : La principale étape reste la question de la centralisation des ressources. C’est un enjeu politique et technique important.

S : En dehors des réticences ci-dessus évoquées, y a-t-il d’autres obstacles à l’opérationnalisation de la CDC ?

P.K.T. : Non ! C’est le principal obstacle. La création de la CDC BF est venue heurter des habitudes et des intérêts particuliers ; et ce n’est pas simple ! Mais cela ne doit pas nous freiner quel que soit le prix à payer, car c’est le développement économique de notre pays qui est en jeu et la mise en œuvre réussie du projet du président du Faso !

S : Ces réticences ne confirment-elles pas la rumeur selon laquelle certaines institutions comme la CARFO, la CNSS, la Poste qui sont les pourvoyeurs de la CDC en ressources n’étaient pas favorables à sa création et que c’est au forceps que l’institution a été mise en place ?

P.K.T. : Je n’en sais rien ! Ce que je sais, c’est que le processus de création de la CDC BF a été participatif. Les structures que vous venez de citer ont participé aux travaux préparatoires de la création de la CDC BF. Mais comme il a été dit précédemment, les réformes suscitent des résistances. La création de la CDC fait partie des réformes prévues dans le programme du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré pour améliorer substantiellement l’efficacité de notre système financier.

En effet, notre système bancaire comprend presqu’exclusivement des banques commerciales à vocation généraliste. Elles font très bien leur travail mais elles ne disposent ni de ressources adéquates ni de l’expertise requise pour prendre en charge le financement des secteurs structurants comme le logement social, l’énergie, les infrastructures, les PME /PMI et les besoins des collectivités territoriales. Si je prends un secteur comme le logement, notre politique de logement a besoin de financements à long terme, de l’ordre de vingt à vingt-cinq ans pour assurer l’accession à la propriété des Burkinabè notamment ceux à faibles revenus. Quelle banque dans notre pays peut vous accorder aujourd’hui un crédit d’une telle durée ?

Je continue avec le secteur des PME où beaucoup de jeunes Burkinabè ont des idées de projets mais ils n’ont pas les garanties nécessaires pour accéder aux financements des banques commerciales. Ici également, la création d’une institution financière spécialisée qui serait une filiale de la CDC BF s’avère indispensable…Prenons également le cas des communes rurales, elles ont besoin de mécanismes de financements adéquats pour réaliser leurs infrastructures.

La Caisse des dépôts et consignations a les moyens et l’expertise qu’il faut pour faire face à tous ces besoins. C’est pour cette raison, que le président du Faso a décidé de créer une institution financière appropriée comme la CDC qui non seulement protégera l’épargne des Burkinabè, les fonds de retraite mais aussi utilisera les techniques financières sûres pour recycler ces fonds afin de financer l’intérêt général.
Il est normal qu’il y ait des résistances. Car depuis l’acquisition de l’indépendance de notre pays, il y a une lutte perpétuelle entre les partisans de l’ordre établi et ceux du progrès. C’est notre intérêt national qui est en jeu…

S : Peut-être que vous n’avez pas suffisamment rassuré ces institutions qu’elles ne craignent rien en laissant faire la CDC, surtout quant à l’accès à leurs disponibilités pour fonctionner ?

P.K.T. : Je considère que s’il y a une question qui doit réunir tous les fils et filles du Burkina Faso, quel que soit leur bord politique, leur région, c’est bien l’intérêt général. Et quand il s’agit de cela, chacun doit pouvoir laisser tomber son égo personnel, ses intérêts particuliers ! Quelle est la meilleure option pour développer ce pays, pour le sortir de la pauvreté ? C’est la question centrale, le reste n’est pas important !

S : La création annoncée de la banque postale, avec la Poste, la CARFO, la CNSS comme principaux actionnaires, ne constitue-t-elle pas une stratégie de contournement de la CDC ?

P.K.T. : Je n’en sais rien ! Par contre, ma conviction est qu’une démarche participative et concertée est indispensable à la viabilité des deux structures, car la loi dispose que les fonds de La Poste doivent être centralisés au niveau de la CDC BF, sous réserve de lui laisser les ressources nécessaires à son fonctionnement courant. Sur cette base il me semble utile de clarifier les liens fonctionnels entre ces deux institutions, ainsi que la volumétrie des flux financiers entre elles. Une autre question centrale concerne la rémunération des avoirs de La Poste par la CDC BF en vue d’assurer l’équilibre financier de ces deux institutions utiles à notre pays.

Lorsque j’étais au Gouvernement, j’ai eu le privilège de susciter le projet de création de la Banque postale. Toutefois, il me semble que, dans l’intérêt de notre pays, la conduite de ce projet doit être pilotée dans le cadre d’une vision cohérente de l’architecture et du fonctionnement de notre système bancaire et financier. A mon humble avis, les questions techniques préalables doivent être discutées de manière sereine, sans passion avec comme seul objectif, l’intérêt national.

S : Ces discussions sont-elles prévues ?

P.K.T. : J’ai foi qu’elles se tiendront.

S : Mais que répondez-vous à ceux qui soutiennent que la Caisse des dépôts et consignations vient faire la concurrence aux banques commerciales ?

P.K.T. : Notre vision de l’architecture institutionnelle et fonctionnelle du système bancaire et financier repose sur la création aux côtés des banques commerciales d’institutions financières spécialisées pour la prise en charge de besoins spécifiques. De ce point de vue, le rôle de la CDC BF est complémentaire de celui des banques généralistes. Du reste, la CDC BF n’est pas une banque au sens de la loi bancaire puisqu’elle n’est pas autorisée à recevoir des dépôts du public ni à accorder à prêts aux particuliers et aux entreprises. Vous savez, sur ce point ma conviction ne change pas.

Lorsque le président Roch Marc Christian Kaboré, nous a fait l’honneur de nous appeler au gouvernement, l’une des réformes que nous avons menée était de créer une banque agricole. Pourquoi ? Parce que nous avons la conviction que le développement de notre pays passe nécessairement par la modernisation du secteur de l’agriculture et de l’élevage. Mais si vous n’avez pas un instrument approprié pour financer ce secteur qui va le faire ?

S : Vous avez clairement démontré la pertinence de la CDC. Mais quels sont les garde-fous mis en place pour éviter qu’elle ne soit pas une belle grosse institution aux pieds d’argile ?

P.K.T. : Lorsque le président du Faso a créé la Caisse des dépôts et consignations, une loi a été présentée et votée à l’Assemblée nationale. Nous avons élaboré un business-plan, effectué une étude de marché qui a démontré que ce projet était utile et rentable. Nous avons également fait du benchmarking en envoyant des missions en France, au Maroc, au Sénégal pour voir comment les CDC fonctionnent dans ces pays. Nous avions associé la CARFO, la CNSS à ces missions. Et c’est sur la base de ces expériences que nous avons écrit les textes régissant la CDC BF, de manière à bâtir une institution qui nous survive et qui financera le développement du Burkina Faso de manière durable.

La CDC ne peut pas être une institution aux pieds d’argile, car nous nous sommes battus pour lui offrir une assise institutionnelle solide en la plaçant sous la protection du Parlement et une base financière qui fonde sa crédibilité et son statut de tiers de confiance.
Le deuxième argument qui assure la solidité de la Caisse, ce sont ses principes de gestion financière. Lorsque la CDC a été créée, nous avons demandé à nos partenaires de la CDC France et de l’AFD de nous accompagner dans l’élaboration du modèle prudentiel de la CDC BF.

Faisant suite à un appel d’offres international, ce modèle prudentiel a été élaboré par un important cabinet d’actuaires de Paris. Grâce à ce modèle, la CDC BF dispose d’un puissant instrument de pilotage de la gestion de ses fonds propres, de la gestion actifs/passifs et de la gestion ALM.
Avant de terminer mon propos, je voudrais lancer un appel aux Burkinabè et à tous les responsables concernés par ce projet de faire confiance au gouvernement, aux institutions, de ne pas avoir peur mais d’avoir le courage d’oser en faveur du changement. Car, si nous restons dans l’immobilisme, nous ne pourrons pas développer notre pays et le mettre sur le sentier de la croissance et de la lutte contre la pauvreté.

La Caisse des dépôts et consignations fait partie de ces réformes indispensables pour nous donner les moyens de prendre en main notre destin, d’autofinancer notre développemen
t. C’est pourquoi, je souhaite que les uns et les autres qui sont concernés par ce projet acceptent de s’asseoir autour d’une même table pour discuter de manière sereine. Pour moi, il n’y aucun débat, ce n’est pas un sujet à polémique. C’est un enjeu patriotique, c’est un sujet d’intérêt national !

 

sidwaya

Annonce publicitaire