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Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) : Les ambitions et les défis de cet accord pour les pays africains

La Zone de libre-échanges continentale africaine (ZLECAF) est un projet de zone de libre-échange en cours de création sur l’ensemble du continent africain. C’est un accord qui permettra non seulement de supprimer les barrières de commerce entre les pays membres, mais aussi les droits de douanes sur les produits africains. Un accord qui pourrait être avantageux pour les pays membres mais qui comporte aussi son lot de défis à relever et ses inconvénients. C’est l’essentiel de la journée de réflexion qui s’est tenue le 10 décembre 2020 à l’Université Joseph Ki-Zerbo.

La ZLECAF sera officiellement lancée le 1er janvier 2021. Elle a été créée dans le but de booster le marché africain et d’améliorer production industrielle en Afrique. Il reste cependant aux pays membres à négocier les droits de douane et la règle d’origine. La base de négociation est la suppression de 90% des droits de douane sur une période allant de 5 à 15 ans et un taux d’intégration de 50% s’agissant de la règle d’origine. La ZLECAF vise à créer un marché africain de 1,27 milliard de consommateurs avec un PIB cumulé d’environ 1248,43 milliards de F CFA à 1845,5 milliards de F CFA.

La présente journée de réflexion donne ainsi l’occasion de s’imprégner du tenant et des aboutissants de cet accord. Il représente divers enjeux pour les pays africains et les entreprises africaines. Au titre des avantages, selon le Pr Ousséni Illy, il s’agira entre autres du renforcement de la compétitivité des produits originaires, de l’économie d’échelle, de l’investissement directs étrangers, et de la création d’emploi avec l’intensification des entreprises. Les inconvénients pour les pays africains pourraient être la perte de recettes pour l’Etat, du fait de la suppression des droits de douanes, et la pression sur la production locale (Due à la forte demande).

Le Pr Ousséni Illy, Université Thomas Sankara

Par ailleurs, les pays africains devront relever plusieurs défis concernant certains domaines pour la mise en œuvre effective de l’accord. Il s’agira de la contrainte liée à l’offre (Indisponibilité de l’offre), les infrastructures et les voies de communication, le transport et logistique, le respect des engagements et des textes, la libre circulation des personnes, l’articulation avec les communautés économiques régionales et la question de la solidarité africaine.

Le Pr Ousséni Illy a rappelé que la ZLECAF est un projet noble. « Elle permettra à terme de créer une union douanière », a-t-il déclaré. « Il ne faudrait pas qu’on ait un accord de plus, mais il faut à l’Afrique, un accord qui lui apporte un plus », a-t-il fait comprendre.  

En rappel, sur les 54 pays (Sauf l’Erythrée), 34 ont ratifié les instruments de mise en œuvre de cette zone de libre-échange continentale.

Sombéwendin Micheline Thiombiano/Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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