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Développement

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Vite, des smart cities pour booster le développement !

Alors que l’Organisation des nations unies annonce que deux personnes sur trois vivront en ville en 2030 et que les crises économiques et environnementales touchent de plein fouet les territoires urbains, le traitement efficace des problèmes d’urbanisation est devenu, aujourd’hui, une priorité mondiale. Il faut nécessairement des smart cities, des villes intelligentes ! Comment y parvenir ?

Rendre les villes intelligentes et durables, c’est essayer de diminuer l’impact environnemental, mais, également, de repenser en profondeur les modèles d’accès aux ressources, les transports, la gestion des déchets, la climatisation des édifices et surtout la gestion de l’énergie (production, acheminement, etc.).En effet, alors que les villes occupent, aujourd’hui, 2 % de la surface du globe, elles abritent 50 % de la population mondiale, consomment 75 % de l’énergie produite et sont à l’origine de 80 % des émissions de CO2 selon les analystes du Groupe international des experts sur le climat (GIEC).À la fois énergivore et principale source des émissions de CO2, la ville et ses habitants sont les premiers concernés par les dangers du réchauffement climatique. Le succès de la transition vers une société bas-carbone repose, donc, en grande partie sur ce que les villes décideront. Leur rapide implication est essentielle afin d’améliorer les performances environnementales des territoires urbains.

Les caractéristiques d’une ville intelligente

Les termes pour désigner la ville intelligente sont nombreux : smart city, ville numérique, green city, connected city, éco-cité, ville durable. Quelles en sont les caractéristiques? Les villes intelligentes peuvent être classées d’après six critères principaux, liés aux théories de la croissance et du développement urbain et respectivement fondés sur les théories de la compétitivité régionale, l’économie des transports et des technologies de l’information et de la communication, les ressources naturelles, les capitaux humains et sociaux, la qualité de vie et la participation des citoyens à la vie démocratique de la ville. Pour devenir intelligentes, les villes actuelles devront développer de nouveaux services performants dans tous les domaines :

Transport et mobilité intelligente : l’un des défis consiste à intégrer différents modes de transport – rail, automobile, cycle et marche à pied – en un seul système qui est à la fois efficace, facilement accessible, abordable, sûr et écologique. Cette intégration permet une empreinte environnementale réduite, optimise l’utilisation de l’espace urbain et offre aux citadins une gamme de solutions de mobilité répondant à l’ensemble de leurs besoins. Par ailleurs, la ville de demain devra mettre en place les dernières technologies de transport en commun et de mobilité électrique ;

Environnement durable : les villes devront agir dans deux domaines principaux : les déchets et l’énergie. Concernant les déchets, les villes auront pour mission de réduire, voire d’éviter, leur production de déchets et de mettre en place des systèmes efficaces de récupération et de valorisation des déchets (procédé par lequel on transforme un déchet matériel ou un produit inutile en un nouveau matériau ou produit de qualité ou d’utilité supérieure). Dans le domaine de l’énergie, les villes devront renforcer leur action en matière d’efficacité énergétique (développement de l’éclairage public à faible consommation) et devront mettre en place des systèmes de production locale d’énergie (panneaux solaires sur les toits des édifices, production d’électricité à partir des déchets, etc.) ;

Urbanisation responsable et habitat intelligent : la valeur élevée de l’immobilier dans les centres villes combinée à la disponibilité limitée des terres rendent l’urbanisation actuelle complexe. En effet, le modèle de l’étalement urbain – coûteux en espace, en équipements publics, en énergie – qui primait jusqu’ici n’est plus possible. Il faut réinventer des formes urbaines qui, à la fois, respectent une intimité indispensable, assurent un ensoleillement suffisant, permettent des évolutions et favorisent le « vivre-ensemble ». Les bâtiments devront, également, être plus intelligents afin de faciliter et d’améliorer la gestion de l’énergie, voire de réduire les consommations.

TIC, gouvernance et participation citoyenne

La ville intelligente est d’abord une ville mieux gérée grâce aux TIC. Cependant, l’utilisation des TIC ne crée pas en soi une ville intelligente. Ces technologies doivent être déployées en complément d’une stratégie plus globale pour la ville consistant à bâtir une cité répondant aux besoins des citoyens sur le long terme. Il s’agit d’une véritable mission de planification, à la fois pour les architectes et urbanistes, mais aussi et surtout pour les collectivités territoriales : les technologies devront être associées à des choix judicieux en matière de gouvernance. Cette gouvernance reposera sur une utilisation juste des informations recueillies. C’est la raison pour laquelle cette gouvernance renouvelée appelle une plus grande transparence et une plus grande ouverture envers les citoyens-acteurs qui participent pleinement au développement urbain. Il s’agit de mettre le citoyen au cœur du processus de planification et, donc, de créer d’autres liens démocratiques entre les gouvernants et les citoyens. Ainsi, la ville doit être construite en fonction des préoccupations des habitants dans tous les domaines (forte demande sociale pour une meilleure santé, des modes de déplacement doux, plus de nature en ville, des circuits courts pour l’alimentation, une plus grande proximité entre les lieux de travail, de loisirs et d’habitation, une moindre vulnérabilité aux crises économiques mondiales et la création d’emplois locaux et durables). La ville intelligente se définit, donc, comme celle qui lie le développement urbain au développement humain.

Le Président béninois Yayi Boni a annoncé la construction du Bénin Smart City. Il s’agit du tout premier quartier numérique du pays. La pose de la première pierre a été effectuée le 11 février 2016. Le Bénin Smart City sera érigé sur un espace de 12 hectares près du point d’atterrissage du nouveau câble sous-marin Ace. La construction du Bénin Smart City coûtera la somme de 120 millions de dollars. Une fois achevé, le quartier numérique abritera des instituions, entreprises, banques, data centers, auditoriums, centres de conférence, centres d’appels, centres de surveillance de réseau, centres d’incubation pour start-up, restaurants, shoppings, etc. Grâce à la proximité du pays avec le Nigeria, le Bénin compte faire du Bénin Smart City une plaque tournante du développement des TIC dans la sous-région Afrique de l’Ouest.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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