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VIE CHERE au Burkina: « Poursuite de la hausse du niveau général des prix à la consommation. » (INSD)

L’Indice harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC) du mois de mai 2019 se situe à 103,3 soit une hausse de 0,5% par rapport à avril 2019.  En glissement annuel, les prix baissent de 2,3%. C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD). 

En mai 2018, l’indice Harmonisé des prix à la consommation affichait respectivement une hausse de 0,4% en variation mensuelle et une hausse de 1,6% en glissement annuel.

La hausse du niveau général des prix en mai 2019 est consécutive à la hausse des prix dans la fonction « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées ». Et ce, malgré une baisse de prix enregistrée dans les fonctions « Boissons alcoolisées, Tabac et stupéfiants », « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » et « Restaurants et Hôtels ».

Les secteurs primaire et secondaire ont influencé la tendance haussière du niveau général des prix

Toutefois, l’augmentation des prix de la fonction «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » résulte de la hausse des prix des viandes, des légumes tels que la tomate, la salade laitue, le choux vert et le persil frais ; des fruits comme le tamarin sec en boule, la papaye et l’ananas frais ; des huiles et graisses principalement la pâte d’arachide, les graines de palme traditionnelles et l’arachide séchée en coques ; la hausse des prix est également liée à une augmentation des prix des sels épices et sauces comme l’ail frais décortiqué, les feuilles séchées de baobab et le gingembre. Dans cette fonction, on note tout de même une baisse du prix des pains et céréales comme le petit mil, le Maïs blanc et le sorgho blanc.

Autres explications, la baisse de prix dans la fonction « Boissons alcoolisées, Tabac et stupéfiants » est liée à la baisse des prix de la bière traditionnelle (dolo) et du tabac local à chiquer. La hausse du prix de la noix de cola n’a pas pu empêcher la tendance baissière des prix dans ladite fonction.

Dans la fonction « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles », le recul des prix a pour principale cause, la baisse du prix du bois de chauffe arbre de brousse et ce malgré la hausse du prix du charbon de bois et du loyer.

La baisse du prix du porc au four est la principale cause de la baisse des prix dans la fonction « Restaurants et Hôtels ».

Les autres fonctions de consommation sont restées tout même quasi stables dans l’évolution de leur prix.

Selon la volatilité, la hausse du niveau général des prix à la consommation est imputable à l’augmentation des prix des produits frais et les hors produits frais et énergie en dépit de la diminution des prix de l’énergie.

Selon l’origine des produits, la situation haussière du niveau général des prix à la consommation est tributaire de la hausse des prix des produits locaux et des produits importés.

S’agissant de la durabilité, seuls les produits non durables ont influencé la hausse du niveau général des prix à la consommation. Le rapport précise cependant que les secteurs primaire et secondaire qui ont influencé la tendance haussière du niveau général des prix.

L’indice harmonisé des prix à la consommation est un instrument de suivi de l’évolution des prix à la consommation.

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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