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Victor ONADJA/ ChicAfrica : « Nous ne devons plus penser local»

Docteur en marketing & Management, enseignant chercheur Victor ONADJA vit depuis quelques temps aux Etats-Unis d’Amérique. Il contribue valablement à la valorisation de l’expertise nationale puisqu’il est l’initiateur du forum économique mondial Chic Africa. La première édition de ce grand rendez-vous s’est déroulée du 20 au 23 Avril 2016 au Congress Plaza Hotel & Conference Center Chicago (États-Unis). Pays à l’honneur, le Burkina Faso s’est distingué en remportant plusieurs trophées lors de cette édition. Dans cette interview online, l’initiateur du forum se prononce sur les enjeux de ChicAfrica et donne quelques orientations aux jeunes qui souhaiteraient entreprendre.

Ecodufaso : Qui est Victor ONADJA. Parlez-nous de votre parcours académique et professionnel

Victor ONADJA : Je suis Docteur en marketing & Management, enseignant chercheur. En plus de cette formation de base je suis titulaire de plus de 150 certificats dans de nombreuses disciplines : économie, management, sciences humaines, politiques, informatiques, … avec des universités comme Harvard université, MIT, Berkeley, Texas, Princeton, Cornell, Louvain, des institutions comme le FMI, la Banque mondiale, etc. J`ai aussi travaillé avec les organisations non gouvernementales internationales comme Hellen Keller International, Open Society Initiative for West Africa, APESS, Stichting Bakens Verzet ( Amsterdam) des multinationales comme Caterpillar, Ford.
En qualité d`enseignant chercheur je dispense des cours dans des universités comme Aube Nouvelle, Graduate school of Management, (Afrique), International freedom school (Chicago). Toujours dans le domaine de l’enseignement, je suis représentent aux USA du réseau international pour la validation de l’enseignement supérieur, membre du forum pour la gouvernance locale en Afrique francophone.
Il faut souligner que je suis co-fondateur et Directeur marketing & Développement du cabinet Ramsès Consulting & Associates dont le siège est au 84eme étage du Willis Tower la plus haute tour de Chicago.

Quel est le rôle que vous jouez dans l’organisation du forum économique ChicAfrica ?

Je suis le coordonnateur du forum et mon rôle est de coordonner toutes les activités du forum pour l`atteinte des objectifs c`est a dire permettre aux entrepreneurs africains de nouer des relations d`affaires avec ceux des USA. Aussi, faire le marketing économique de l’Afrique pour plus d`attractivité en matière d`investissement.

D’où est née l’idée d’un tel forum et quels en sont les objectifs ?

L`idée est née après la création du cabinet Ramsès Consulting& Associates. A l’issue de recherches que nous avons effectuées sur l`économie des pays africains, nous avons observé qu`il fallait entreprendre des actions pour permettre à l`entrepreneur africain de se valoriser. L`objectif de Chic Africa est surtout de créer un cadre adéquat pour permettre cette valorisation à l`international.

Quelle a été la particularité de la première édition ?

Au-delà de l`économie, ChicAfrica a un volet éducatif. Durant le forum nous invitons des universités américaines et africaines pour une réflexion approfondie pour apporter des solutions concrètes aux problèmes de l’Afrique et pour que ces universités nouent des partenariats entre elles. Il est vrai qu`il faut développer nos économies mais il faut des ressources humaines bien formées pour capitaliser ces investissements sur le continent. Il faut souligner que le problème de l`éducation est profond en Afrique. Chicafrica se veut un cadre pour les « think tank » africains de se valoriser à travers la pensée critique pour une croissance partagée en Afrique.

Quelle appréciation globale faites- vous de la participation du Burkina à ce forum ?

Pour cette première édition, le Burkina Faso étant pays vedette a eu le privilège de rafler presque que tous les contrats. Plus de 17 contrats ou conventions de plusieurs millions de dollars (donc plusieurs milliards de FCFA) ont été signés. Le Burkina Faso a remporté 6 trophées dont ceux de l`entreprise de l`année 2015 (Socsocom), de l`excellence académique (Apidon), …

Que pensez-vous du niveau d’engagement des jeunes burkinabè dans l’entreprenariat ?

Les jeunes burkinabés sont très entreprenants mais ils ont besoin de l`accompagnement de l`Etat et des structures financières pour s`imposer à l`international. Aujourd`hui, nous ne devrons plus penser local mais plutôt international si nous voulons des entreprises pérennes et créatrices de richesses pour une croissance soutenue. En exemple, je suis burkinabè et cela fait 20 mois que je vis aux USA et je suis co-fondateur d`un cabinet international et initiateur du forum économique mondial ChicAfrica.

Au regard justement de votre expérience et de votre parcours, quel message avez-vous à l’endroit des jeunes qui voudraient entreprendre ?

Je les encourage à oser et à ne pas se laisser décourager par des individus souvent sans vision. A ce propos a la prochaine édition de ChicAfrica, nous prévoyons soutenir les projets innovants de jeunes entrepreneurs africains. Je vais résumer mes propos en leur disant de s`inspirer de ce message de Steve Job : « ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition, l`un ou l`autre sait ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire. »

Interview réalisée par :
A.F. BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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