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Usine de ciment CIMBURKINA : La production portée à deux millions de tonnes par an grâce à un deuxième broyeur

Cimburkina a inauguré un deuxième broyeur, le mardi 18 juin 2019, sur son site à Ouagadougou, sous les patronages du premier ministre Christophe Joseph Marie Dabiré et de sa Majesté le Mogho Naba Baongo. La cérémonie a été présidée par le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré qui en était le parrain.

Véritable joyau de 15 milliards de F CFA, ce deuxième broyeur viendra doubler la capacité productive de Cimburkina, qui passe désormais à deux millions de tonnes par an avec une centaine d’emplois directs supplémentaires. Selon le directeur général de Cimburkina François Sangline, ce second broyeur répond aux meilleurs standards internationaux en matière de sécurité et de protection de l’environnement. Il dénombre, en plus du nouveau broyeur qui fait 150 tonnes par heure comme le premier avec une espérance de vie suffisamment longue, un nouveau silo de calcaire de 2000 tonnes pour alimenter la ligne de production et une nouvelle ensacheuse de 120 tonnes par heure.

Il a tenu à remercier et féliciter les ingénieurs, techniciens et ouvriers burkinabè, européens et indiens, qui ont accompli le projet industriel en une année, ce qu’il considère comme un record, même au niveau international. En effet, la cérémonie de pose de la première pierre est intervenue le 1er février 2018. Cimburkina compte aujourd’hui 2000 emplois directs et 10 000 indirects.

Le directeur général de Cimburkina a également noté les menaces qui pèsent sur le secteur de la cimenterie au Burkina Faso. « Le pays comptera dès le mois d’août 2019, six cimenteries, quatre à Ouagadougou et deux à Bobo-Dioulasso, pour une capacité de six millions de tonnes par an, alors que le pays consomme pour l’instant 2,5 millions de tonnes », a déclaré le directeur général de Cimburkina, François Sangline.

Selon lui, toute nouvelle usine viendrait sans aucun doute perturber l’équilibre fragile de la profession, car les acteurs présents se retrouveraient en surproduction critique, avec des conséquences sur l’emploi. Alors que l’entreprise veut doubler sa production, paradoxe ! Mais sur cet aspect, le directeur général indique que l’usine veut fonctionner par anticipation car chaque année la demande nationale de ciment croit d’environ un million de tonnes et le nouveau broyeur permettra d’ajuster instantanément l’offre à la demande.

Harouna Kaboré, ministre du Commerce et parrain de la cérémonie pour sa part, veut un secteur concurrentiel qui profite aussi bien aux consommateurs qu’à ceux qui investissent leur capital. C’est pourquoi, le pays s’est engagé depuis plusieurs années dans la mise en œuvre de réformes incitatives à l’investissement, souligne-t-il.

« En mettant en marche l’infrastructure qui portera sa production de un à deux millions de tonnes par an, nous avons grand espoir que sa contribution à l’exploitation des carrières nationales sera pourvoyeuse de revenus pour les collectivités et les populations des sites concernés », ajoute le ministre du Commerce Harouna Kaboré. Il note que cet investissement arrive à point nommé, dans un contexte où le gouvernement s’est engagé à réaliser 40 000 logements sociaux, la construction d’importantes infrastructures routières, de stockage et d’utilisation d’eau pour l’irrigation, etc.

Cimburkina est une filiale du groupe allemand HeidelbertCement qui est présent dans soixante pays dont quatorze en Afrique avec un nombre total d’emplois de 58 000 personnes. Il est le numéro un mondial des agrégats, numéro 2 mondial en ciment et numéro 3 en béton prêt à l’emploi. HeidelbergCement a une expérience longue d’environ 150 ans.

En termes d’œuvres sociales, Cimburkina a fait des dons de ciment pour constructions d’écoles à Wemtenga et Loumbila, de l’institut de technologie à Koudougou, de salles de classes équipées et de forages d’eau à la commune de Dandé et des appuis ponctuels comme la remise de vivres et de ciment aux victimes d’inondations de Pibaoré, une borne fontaine et des appuis financiers à des associations de femmes à Polesgo (Ouagadougou).

Etienne Lankoandé
Lefaso.net

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