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Union économique et monétaire Ouest –africaine : De grands chantiers…

Union économique et monétaire Ouest –africaine : De grands chantiers en cours de réalisation

A l’issue de la cérémonie d’ouverture de l’exposition des œuvres d’art que l’Union économique et monétaire Ouest -africaine (UEMOA) organise à Ouagadougou, le président de la commission de l’UEMOA, Cheikhe Hadjibou Soumaré, a fait le bilan des 22 ans d’existence de l’institution communautaire. Il a aussi évoqué les grands chantiers en cours de réalisation de l’union. Il s’agit des infrastructures ferroviaires, énergétiques, agricoles et halieutiques.

Le bilan des 22 ans de l’Union économique et monétaire Ouest -africaine (UEMOA) est largement positif, si on s’en tient aux propos du président de la commission, Cheikhe Hadjibou Soumaré. Nous avons, poursuit –il, deux dates qu’il faut retenir. La création de l’UEMOA en 1994 et 2004 où la conférence des chefs d’Etat a voulu donné une haute dimension à la politique d’intégration que nous sommes en train de mener en ce moment. A partir de cette date, rappelle t-il, une politique sectorielle dans l’agriculture, dans l’énergie, dans les autres secteurs tels les infrastructures, dans la culture, ont été développés. Autres acquis, la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace UEMOA. « Tous les jeunes, d’où qu’ils viennent dans les 8 pays, peuvent aller où ils veulent sans entrave aucune, avec leur simple carte d’identité », se réjouit-il.
Après ce bref bilan dressé, Cheikhe Hadjibou Soumaré s’est prononcé sur les grands chantiers en cours de réalisation. Pour lui, aucun pays ne peut à lui seul résoudre le problème d’énergie. Alors que faut-il faire, s’interroge t-il avant de citer le bon exemple du plus vieux contient : « En Europe, la production énergétique n’est pas seulement nationale. Il y a une partie qui est nationale et une autre partie régionale. Nous sommes entrain de travailler sur les pôles de production énergétique pour soulager un peu les politiques nationales en matière d’énergie». Le 2e projet est celui des infrastructures routières et ferroviaires. Pour lui, Il faut faire en sorte qu’on puisse quitter le Burkina pour le Sénégal, ou encore un pays pour un autre dans l’espace communautaire par les rails. « Les chefs d’Etat ont la volonté et nous sommes en train de travailler sur ces projets », confie-t il.
Le troisième point, c’est la disponibilité des points d’eau ajoute Cheikhe Hadjibou Soumaré. Nous avons, a-t-il relevé, un programme important de 8 mille forages que nous avons prévu dans les différents pays. Aujourd’hui, dans les politiques que nous sommes en train de mener, cette politique est l’une des plus importantes. (…) Dans ce projet, confie l’ancien Premier ministre du Sénégal, Cheikhe Hadjibou Soumaré, l’un des partenaires les plus importants qui nous soutient est la Banque islamique de développement, à hauteur de 100 millions de dollars, soit environ 50 milliards de F CFA. Le dernier chantier est celui de l’agriculture. Après le projet agricole mis en œuvre à Touraba au Mali, ( qui permet à tous les citoyens des pays membres de se retrouver pour faire de l’agriculture), un projet de 1000 hectares dans chaque pays est en cours de réalisation. « Ce qu’il faudrait, c’est de ne pas être une agriculture trop dépendante simplement de la pluviométrie et aller vers une agriculture beaucoup plus agressive qui fait également de l’irrigation », a-t-il conclu.

Mounbarak SILGA
Ecodufaso.com/ Groupe Ecodafrik

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