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Un club d’investissement, ça vous tente ?

Les clubs d’investissement intègrent de plus en plus les marchés financiers. Ils permettent de pénétrer le monde de la bourse, de découvrir ainsi les arcanes de l’économie et des affaires.

Le concept de club d’investissement est apparu aux Etats-Unis à la fin du 19ème siècle avant d’être formalisé en France dans les années 1940. Un club est composé de particuliers, les clubistes, qui mettent en commun une épargne de sorte à gérer ensemble un portefeuille collectif de valeurs mobilières. L’objectif affiché par ces clubs est aussi et surtout de permettre aux clubistes d’acquérir de l’expérience sur la gestion de valeurs mobilières, mais aussi des connaissances économiques, financières et boursières. La durée de vie d’un club d’investissement boursier est limitée à 10 ans. Mais rien n’empêche de créer un nouveau club avec les mêmes partenaires au-delà de cette période. Les membres se réunissent environ une fois par mois pour analyser et définir les investissements du club. Les décisions sont prises par un vote des membres. Le nombre de voix est défini dans les statuts. Le bon fonctionnement d’un club dépend de ses réunions. L’implication de tous les membres du club est un gage de réussite. Le déroulement des réunions est décomposé en plusieurs parties :
• Bilan des actions et décisions prises lors des réunions précédentes et analyse de leurs conséquences.
• Un point de conjoncture ainsi qu’une présentation d’analyse de secteur.
• Proposition d’achat ou de ventes de valeurs.
• Votes des membres à la majorité des voix présentes ou représentées.
• Définition des valeurs à suivre pour la réunion suivante.

Chaque club peut être composé de 5 à 20 membres qui peuvent effectuer des versements réguliers souvent mensuels. Les membres doivent organiser une réunion constitutive. Lors de cette réunion, ils doivent établir les principes de fonctionnement du club, trouver un nom au club et élire un bureau composé d’un président, d’un trésorier et d’un secrétaire. Le président mène les débats et transmet les décisions d’investissement à l’intermédiaire financier. Le trésorier veille à la conformité des versements mensuels et tient la comptabilité des avoirs du club. Le secrétaire, lui, a notamment en charge l’organisation des réunions et la rédaction des procès-verbaux. La formation d’un club requiert de choisir un intermédiaire financier (une banque, une entreprise d’investissement,…) auprès duquel sera ouvert le compte du club d’investissement. L’intermédiaire financier a pour rôle de recevoir les ordres de bourse du club et de les faire exécuter, puis d’adresser les avis d’opéré au président ou au trésorier du club. L’intermédiaire financier assure également la conservation des titres et le suivi des opérations financières concernant ces titres. Lors des réunions du club, l’intermédiaire financier peut être présent et transmettre des informations pratiques sur le fonctionnement des marchés et la gestion de portefeuille.

Les clubs permettent d’importantes levées de fonds

Selon la Fédération française des clubs d’investissement (FFCI), en 2010, la France comptait près de 13 000 clubs, avec 160 000 clubistes environ.  »Yam Paalga investment club » et ‘’Club d’investissement Baoré » sont les deux premiers clubs de l’univers des marchés financiers lancés au Burkina en mai 2013. Leur création a été suscitée par l’antenne nationale de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) dans le but de promouvoir la culture financière et boursière au Burkina Faso. A ce jour, le pays compte une dizaine de clubs.

Au Sénégal, le Téranga Investment Club fait des émules. Il a été créé par des amis qui ont décidé d’échanger leurs expériences pour approfondir leur culture boursière et mettre en commun leurs économies. La mise de départ a été fixée à 1 million de FCFA car le club était constitué de cadres supérieurs. Cette spécificité lui a permis de mobiliser rapidement 30 millions dès le départ. La cotisation mensuelle était fixée à 100 000 pour chacun des 30 membres (nombre exceptionnel car la limite est de 25). Ça fait donc 3 millions de FCFA/ mois. A chaque anniversaire du club, une autre mise de 1 million est demandée aux membres. Le club table sur des prévisions de 500 millions au bout de 05 ans grâce à un rendement de 11%. Les membres du club entendent créer des PME, trouver des partenaires financiers pour monter un projet industriel, trouver des partenaires extérieurs et monter une banque,…
Les clubs d’investissement peuvent donc énormément contribué à l’économie nationale car les fonds qu’ils génèrent profitent aux entreprises. Pour que la pratique se propage dans la sous région UEMOA, la BRVM doit, selon les spécialistes, mettre l’accent sur la formation des initiateurs de futurs clubs d’investissement, le contrôle et l’éthique des acteurs des clubs. Il faut en effet s’assurer de la bonne gestion des revenus générés et des dividendes réinjectés.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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