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Transport minier et industriel : le concessionnaire marocain Fenie Brossette débouté de son pourvoi en cassation face à Cotradis

La Cour de cassation d’Abidjan a dans une décision récente confirmé la condamnation du concessionnaire d’Iveco au Maroc et en Côte d’Ivoire dans le différend qui l’oppose au spécialiste burkinabè du transport minier et industriel Cotradis, indique une livraison de nos confrères de Jeune Afrique Business+.

Il s’agit d’un nouveau rebondissement en faveur du transporteur minier et industriel dans l’affrontement judiciaire sur fond d’expertise et de contre-expertise qui l’oppose à son ex-associé, les sociétés Fenie Brossette Maroc et Côte d’Ivoire. En effet, le concessionnaire d’Iveco au Maroc et en Côte d’Ivoire, Fenie Brossette, en conflit ouvert avec le groupe burkinabè Cotradis, qui l’accuse d’avoir falsifié du matériel de châssis porteurs sur une commande de 20 camions, a vu son recours en cassation rejeté par la justice ivoirienne.

Dans une récente décision, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par les sociétés incriminées contre l’arrêt rendu le 12 juillet par la cour d’appel de commerce d’Abidjan. « Il faut faire un exequatur de la décision au Maroc. Fenie Brossette avait déjà observé des provisions sur les précédentes condamnations », a déclaré à Jeune Afrique Business+ Abdoul Kader Yada, patron de Cotradis.

La même source souligne que, contactés, les dirigeants de Fenie n’ont quant à eux pas donné suite à la requête.

À l’époque, Cotradis l’avait en effet déjà remporté face à Fenie Brossette et à sa filiale ivoirienne. Ces dernières avaient été condamnées en appel à payer 1,725 milliard de F CFA (2,6 millions d’euros) à Continental de transport et de distribution (Cotradis) pour avoir modifié des châssis de camions Iveco. Parallèlement, une procédure pénale est en cours au Burkina Faso, des accidents ayant causé des morts et des blessés graves en raison des modifications des châssis.

Le tribunal de commerce d’Abidjan avait en effet, en février 2018, déjà condamné dans ce dossier Fenie Brossette, dirigé depuis 2019 par Abdelmjid Tazlaoui, au versement de 1,5 milliard de F CFA. Ce verdict obligeait aussi la société à verser environ 800 millions F CFA en exécution provisoire. Ce qu’elle a rechigné à faire alors que le tribunal de la chambre de commerce avait, dans sa décision, homologué les rapports mécaniques et financiers demandés par l’entreprise burkinabè, sans toutefois accéder à ses prétentions financières, estimées à près de 8 milliards de F CFA.

Affirmant que ce litige a contrarié son plan d’expansion dans la région, Cotradis (7 milliards de CA) indique avoir pu se remettre en selle grâce à un concours de 2,345 milliards de F CFA apporté par le Fonds de solidarité africain (FSA) pour refinancer ses activités. « L’accompagnement du FSA et de Banque Atlantique nous redonne de l’espoir avec la mise en route de la nouvelle unité de Cimaf à Bobo-Dioulasso. Nous tablons sur une reprise des projets mis en veille courant 2021 », assure l’entrepreneur burkinabè.

Hervé Kakou (Collaborateur)

Ecodafrik

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