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Transport aérien : 229 119 passagers au départ du Burkina en 2014

En raison de sa situation d’enclavement, de sa forte intégration dans les échanges régionaux, de l’importance de son commerce extérieur, de la croissance rapide des centres urbains, notamment Ouagadougou-Bobo Dioulasso, les transports jouent un rôle stratégique dans l’économie du Burkina Faso. Focalisons- nous aujourd’hui sur le transport aérien.

Le transport est un service de consommation intermédiaire. Autrement dit, il constitue un auxiliaire à l’activité professionnelle. Il est également générateur d’emplois compte tenu du fait que l’activité de transport est généralement couplée avec d’autres activités, principalement avec celle du commerce. Pour améliorer la compétitivité et l’efficacité de l’économie, le gouvernement burkinabè a entrepris des programmes en vue d’accompagner le secteur des transports en réduisant les différents maillons de la chaîne de transport et en maintenant les services rendus à des niveaux acceptables de délais, de coût de qualité,…

Sur le plan aérien, deux aéroports internationaux, Ouagadougou et Bobo Dioulasso désenclavent le pays. Mais la plateforme aéroportuaire de la capitale, qui monopolise l’essentiel du trafic à destination et en provenance du Burkina Faso, soit plus de 95 % du trafic passager. Vient en second ordre d’importance, l’aéroport international de Bobo Dioulasso, handicapé par la proximité de Ouagadougou. Seules infrastructures de classe internationale, ces deux aéroports constituent les uniques ouvertures aériennes du pays sur l’extérieur. Le système aéroportuaire burkinabé est également doté d’un réseau d’une quarantaine d’aérodromes secondaires, peu ou pas entretenus et qui n’accueillent pratiquement pas de vols commerciaux. Selon la Direction du transport aérien de l’agence nationale de l’aviation civile (ANAC), au cours de l’année 2014, 229 119 passagers ont embarqué à partir des aéroports du Burkina Faso, à destination de l’étranger. Avec près de 25000 passagers aériens en partance du Burkina Faso, Paris est la première destination en 2014. Elle est suivie par Abidjan, Casablanca, Lomé, Addis Abéba avec des passagers oscillant entre 20 000 et 15 000 personnes.

En 2008, le trafic passager a été de 334 000 passagers à Ouagadougou et devrait atteindre 850 000 passagers à l’horizon 2025, avec une structure largement composée du segment trafic international d’affaire (64 %), suivi du trafic international privé (25 %). Le segment régional « Afrique de l’Ouest » constitue le premier marché du transport aérien en Afrique (42 %), suivi de l’Europe (37 %). Quatorze compagnies aériennes opèrent sur la plateforme Ouagalaise, les principales étant Air France et Air Burkina qui gèrent plus de 60 % du trafic passager. Royal Air Maroc vient en troisième position avec 10 % des parts de marché. Air Burkina est la seule compagnie aérienne du pays. Elle assure des vols domestiques et ceux qui relient le Burkina Faso aux pays voisins. Mais l’avion reste jusqu’à présent l’affaire de quelques privilégiés car le coût de transport est excessivement cher. Air Burkina a développé des alliances avec certaines compagnies aériennes de la sous-région, l’objectif étant d’élargir les destinations et la réalisation d’économies d’échelle par une mise en commun des moyens. A l’export, le marché du fret aérien à l’aéroport de Ouagadougou est de 3500 tonnes environs par an. Il est dominé par les haricots verts, suivis par les mangues, essentiellement à destination de l’Europe. La construction de l’aéroport de Donsin, devrait permettre de donner un coup de fouet au transport aérien au Burkina Faso et de diversifier les opportunités pour les différents acteurs intervenants dans le domaine.

 

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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