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Transit : Les ports, enjeu stratégique pour le Burkina

Le Burkina Faso pays essentiellement agricole avec, un secteur industriel embryonnaire, importe beaucoup de biens d’équipement et de produits alimentaires complémentaires de la production nationale. Cette situation explique l’importance des transports internationaux de marchandises ; et partant du transit, dans l’économie burkinabé.

Le transit est la faculté de transporter des marchandises sous douane soit à destination, soit au départ d’un point déterminé du territoire. Les marchandises expédiées en transit bénéficient de la suspension des droits et taxes, prohibitions et d’autres mesures économiques, fiscales ou douanières qui leur sont applicables. En principe toutes les marchandises sont admises au régime du transit .Il existe toutes fois les exclusions classiques du transit qui sont les substances psychotropes, les armes et les munitions. Le régime de transit est ouvert à tous les modes de transport, la marchandise n’étant plus sous surveillance de la douane, pendant qu’elle est en transit, il convient de prendre toutes les précautions en vigueur en matière de régime suspensif à savoir les mesures destinées à permettre le recouvrement des droits et taxes et pénalités en cas de disparition des marchandises, l’obligation pour l’expéditeur de représenter la marchandise au service des douanes du point de destination avant l’expiration du délai imparti, la mesure d’identification permettant de s’assurer que la marchandise représentée est bien celle qui a été admise au régime suspensif (scellement, prélèvement d’échantillon, escorte).
Au Burkina Faso, le transport maritime occupe une place prépondérante dans le système des transports car, bien que situé à 1000 Kms du port le plus proche, le Burkina Faso est tributaire du transport maritime à 80 % de son commerce extérieur. Ce mode de transport est ensuite complété par le passage portuaire et le transport terrestre avant que les produits importés arrivent à leur destination finale et vice versa pour les marchandises à l’export. Les commerçants burkinabè ont le choix entre 5 ports via lesquels ils peuvent expédier leurs marchandises à destination et en provenance des marchés mondiaux. Ce sont, d’est en ouest: Cotonou, Lomé, Téma, Takoradi et Abidjan. Des routes internationales relient Ouagadougou à tous ces ports, ainsi qu’une liaison ferroviaire Ouaga- Abidjan. La distance séparant Ouagadougou de ces ports est en moyenne de 1050kms.
Avant la crise ivoirienne de 2002, Abidjan était le port principal du commerce de transit burkinabè grâce, en grande partie, à la liaison ferroviaire le reliant à Ouagadougou. Les problèmes politiques en Côte d’Ivoire ont considérablement réduit le trafic de transit via Abidjan entre 2002 et 2003, au bénéfice de ports concurrents tels que celui de Lomé. Le port de Téma a également bénéficié de cette situation et est devenu le deuxième port le plus important jusqu’en 2009 où Abidjan a retrouvé quelque peu son importance passée. Puisque la Côte d’Ivoire est redevenue plus stable, Abidjan a regagné ses parts de marché et est devenu le port le plus important pour les exportations burkinabè à partir de 2009. Aujourd’hui, le Burkina Faso occupe le 10è rang mondial des partenaires économiques de la Côte d’Ivoire. Au titre de l’année 2014, le flux financier des activités économiques du Burkina en Côte d’Ivoire se chiffre à plus de 200 milliards de FCFA. Le port autonome d’Abidjan constitue le principal réseau des transactions commerciales du Burkina. Le trafic des marchandises du Burkina Faso à l’export en 2014 au Port autonome d’Abidjan (PAA) a atteint 1,39 million de tonnes et 1 million de tonnes en import selon le directeur général du PAA Hien Yacouba Sié. Entre 2011-2012 le port d’Abidjan avait enregistré 48% de croissance par rapport au trafic des marchandises burkinabè ? Le Burkina Faso exporte principalement de la matière première au port d’Abidjan, entre autres le coton, le beurre de karité et les mangues qui sont en forte croissance: 394.000 tonnes de trafics en 2011, 750.000 tonnes en 2012 et 1,39 millions en 2014.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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