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Transfert d’argent : Les bureaux de changes tirent la sonnette d’alarme à propos des pratiques malsaines qui minent leur secteur

L’Association Professionnelle des Bureaux de changes et de transfert d’argent du Burkina (APBE/ta/BF) a tenu le samedi 29 juillet 2017 à la Maison de l’Entreprise du Burkina, une rencontre d’échanges avec les acteurs du secteur de transfert d’argent et l’Administration. Objectif, exposé à l’Administration les difficultés des bureaux d’échanges afin de trouver une bonne solution à même de permettre aux agents de mieux vivre de leur métier.
tpe2L’Association Professionnelle des Bureaux de changes et de transfert d’argent du Burkina est une structure faitière qui réunit l’ensemble des bureaux agréés au Burkina Faso. Elle dispose de l’autorisation de la BCEAO et du Trésor. Ces dernières années, les membres font face à des difficultés de plusieurs ordres. Il s’agit selon le Président de l’association, Doudou Doumbia, du fait que les bureaux légaux ont des difficultés d’approvisionnement des devises pour satisfaire leur clientèle et que le taux de transfert d’argent ne cessent de baisser. A cela il ajoute « la pléthore de Cambridge sans document légal et qui profite des largesses de certaines banques pour se tailler la part du lion dans le domaine d’achat de devises, au transfert d’argent de l’extérieur vers l’intérieur et vice versa au détriment des bureaux légalement constitués et installés ou nous voyons de très grosses sommes déposés entre les mains de certains individus qui seront récupéré à l’autre bout du monde .» La rencontre du jour vise donc à attirer l’attention de l’Administration mais aussi celle des autres partenaires telles les banques commerciales et les sociétés de téléphonie a-t-il insisté.
APBE
Mais selon le Représentant de la Commission de l’Uemoa, Aïd d’Almeida, les difficultés il y en aura toujours. C’est pourquoi il a suggéré de réelles concertation entre l’association et ses partenaires notamment la BCEAO, les banques, les sociétés de téléphonie, etc. il a aussi invité les bureaux d’échanges à penser aux mutations en matières de développement des technologies de l’information et de la communication. A ce propos il a fait remarquer « il faudrait que les bureaux d’échanges puissent s’adapter, s’accommoder, aux mutations du secteur. Pour exemple pour aller à Paris ou au Ghana aujourd’hui plus besoin d’échanger de l’argent je recharge juste ma carte visa et le tour est joué à destination. Ces formes de mutations se sont imposées à la poste par exemple. »
En tous cas pour Monsieur Doudou Doumbia, il est plus qu’urgent que l’ensemble des partenaires et l’Administration en premier lieu puisse se pencher sur cette question afin que les agents des bureaux d’échanges puissent vivre de leur métier.
 

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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