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Tomate burkinabè : Relever le défi de la compétitivité

Au Burkina Faso, la tomate est produite un peu partout à travers le pays. Elle entre dans la composition de nombreux plats. Selon le ministère de l’agriculture, les provinces qui enregistrent le plus grand taux de production sont celles du Houet, de l’Oubritenga et de la Comoé. Les rendements sont également élevés au Yatenga, au Boulgou et au Sanmatenga. Entre août et décembre, l’offre de la tomate est presque nulle. Cette situation s’explique généralement par les périodes de repiquage de cette culture qui se fait généralement entre novembre et décembre. A partir du mois de janvier, l’offre croît progressivement pour atteindre son point culminant en mars. La tomate demeure l’une des productions maraîchères les plus importantes du pays. Mais son développement se heurte à des contraintes de conditionnement, de stockage et de transport. La tomate est confrontée à une mévente qui s’explique par une faible absorption de la production nationale, une mauvaise jonction entre la production et la commercialisation, l’agression du marché par des produits importés et surtout par l’insuffisance d’unités agro-industrielles de transformation. Aujourd’hui, la Société de Promotion des Filières Agricoles (SOPROFA, ex- SAVANA) fait partie des principales structures de transformation de la tomate et de la mangue. Mais elle peine à fonctionner à plein régime et à atteindre les 22 000 tonnes de production par an qu’elle s’était fixée. Les importations de concentré de tomate ont pratiquement quadruplé entre 1994 et 2002, passant de 400 à 1 400 tonnes, alors que la production de tomates baissait presque de moitié, de 22 000 à 10 000 tonnes. Les producteurs du Passoré à eux seuls mettaient chaque année sur le marché, environ 5000 tonnes de tomate. Mais la production est en baisse ces dernières années pour diverses raisons, dont la principale réside dans la difficulté de commercialisation du fait de l’inorganisation de la filière. Le Ghana est devenu le principal importateur africain de tomates avec des importations dépassant les 10 000 tonnes par an. Il rachète une bonne partie de la tomate burkinabè même si les acheteurs notent de plus en plus la baisse de la qualité par rapport aux années antérieures. Le Burkina Faso devra donc mettre un accent sur le renforcement du réseau d’encadrement, la mise en place de structures faitières, la vente à prix subventionné d’engrais et surtout la création de comptoirs d’achat pour une meilleure commercialisation de sa tomate.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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