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TNT au Burkina: le non-paiement des redevances pose problème, selon le ministre Dandjinou

Le ministre de la Communication, chargé des relations avec le parlement, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou estime que le non-paiement des redevances relatives à la Télévision numérique terrestre (TNT) au Burkina Faso, pose problème. Il l’a fait savoir à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, au cours de laquelle le bilan de la TNT a été dressé, près de dix mois après son lancement officiel.

Le non-paiement des redevances par les promoteurs des télévisions privées dans le cadre de la Télévision numérique terrestre (TNT) au Burkina Faso est inquiétant. C’est du reste, l’avis du ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou.

Dans une intervention publiée mardi 16 octobre 2018, dans le quotidien public Sidwaya, le ministre avoue que «la question de la redevance à payer par les éditeurs privés est très « délicate » au regard du caractère sensible des médias». Il précise que «si aujourd’hui, une télévision ne peut pas émettre, parce que la redevance est trop importante, cela va poser problème parce que c’est un média qui fermerait et ce sera une tâche sur l’espace audiovisuel burkinabè».

M. Dandjinou s’exprimait, la veille, lorsque le comité de pilotage de la TNT est allé faire le bilan de la mise en œuvre de cette technologie au Premier ministre Paul Kaba Thiéba, près de dix mois après, son lancement officiel.

Selon les propos du ministre rapportés par Sidwaya, le débat (sur la redevance à payer par les éditeurs privés) a été renvoyé à fin octobre pour mûrir la réflexion sur le sujet. La même source informe que Rémis Fulgance Dandjinou a assuré que les éditeurs privés vont payer une contrepartie dans les jours à venir, car selon lui, cela y va de la survie de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT).

«Il est illusoire de croire que les éditeurs privés ne vont pas payer. Ils doivent payer pour que la SBT ne soit pas une entreprise qui fonctionne à perte», a insisté le ministre, ajoutant qu’il y a certes, la part que l’Etat doit verser, mais il y a aussi celle que les éditeurs privés doivent apporter pour ne pas que l’entreprise (SBT) roule à perte.

Le Burkina Faso, à l’instar de plusieurs pays de la sous-région, avait fixé le basculement vers la Télévision numérique de terre (TNT) au 17 juin 2015 par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Mais pour plusieurs raisons, ce rendez-vous n’a été respecté. C’est finalement le 28 décembre 2017 que le passage à la TNT a été finalement matérialisé au Burkina Faso, avec au départ, 14 chaînes de télévision.

Alfred KANON

ecodufaso.com/ecodafrik.com

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