Connecte-toi avec nous

Développement

   |

Tirer sa pitance quotidienne de son verger

Beaucoup de Burkinabè vivent de l’exploitation des vergers. Dans le Kénédougou (Région des Hauts bassins) et la Leraba (région des cascades), les vergers s’étendent parfois à perte de vue. C’est le cas de celui d’André Traoré dont l’exploitation s’étend sur plus de 20 hectares. Après la cueillette, un seul chargement de mangues peut lui rapporter 400 000 FCFA. Souleymane Koné, cet autre planteur de Sindou, lui possède un verger de 15 hectares. Avec l’argent qu’il gagne, il achète des dizaines de sacs de maïs pour sa famille et assure la scolarité de ses enfants dont le montant excède 300 000 FCFA par an. Dans ces régions comme dans d’autres contrées du Burkina Faso, les fruits ne sont pas de simples produits de cueillette, mais une alternative contre les crises alimentaires. Grâce au programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP), les producteurs s’organisent pour mieux répondre aux exigences de qualité de leurs clients. Le programme vise l’augmentation de la productivité des manguiers et la lutte contre les attaques parasitaires, en l’occurrence celles de la mouche des fruits. Sans traitement adéquat, les producteurs peuvent subir des pertes sèches. Au Burkina Faso, la production fruitière est dominée par la mangue qui occupe 58% des vergers et 56% de la production nationale. Ce fruit occupe une importante place dans l’économie nationale et constitue une source de diversification des revenus des acteurs du monde rural. Afin d’accroître cette production et l’offre commerciale, la stratégie du PAFASP consiste à renouveler les vergers, à en créer d’autres, à intensifier la lutte antiparasitaire et à financer l’acquisition d’équipements. Le PAFASP a été lancé en 2007 par le gouvernement burkinabè avec l’accompagnement financier de la Banque mondiale . Selon les statistiques du Programme, la production de la mangue fraîche est passée de 337 000 tonnes en 2008 à plus de 404 000 tonnes en 2014. Les vergers couvrent une superficie de plus de 33 700 hectares sur l’ensemble du pays. Cette filière rapporte plus de 12 milliards de FCFA annuellement au Burkina Faso. Le programme a apporté un appui de 180 millions de FCFA pour la réhabilitation du terminal fruitier de Bobo-Dioulasso afin de favoriser l’exportation de la mangue burkinabè très prisée en Europe, en Asie et dans les pays du Maghreb.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

Annonce publicitaire
Lecture en continue
Commentez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


 

slide

NEWSLETTER

Recevez gratuitement notre newsletter

récents articles