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Textile au Burkina Faso : Le Danfani comme moyen pour lutter contre la pauvreté

A l’occasion du Dan’Fani Fashion Week qui se tient sur l’Avenue Kwamé N’Krumah à Ouagadougou, depuis le 29 août 2015, acteurs du textile africain, tisseuses, exposants et journalistes ont pu être édifiés d’une conférence le 02 septembre 2015 portant sur le thème de l’évènement « Le Dan’Fani une marque un marché à conquérir » avec le PDG de DIABATEX M. Moussa Diabaté.

« Il n’y a pas d’autres manières de quitter la pauvreté que de vendre » tels sont les propos de Dr Simporé modérateur de la rencontre, lancés lors de son introduction à la conférence. Et pour étayer cette assertion Dr Simporé n’a pas manqué de donné des probabilités « le pagne tissé Danfani coûte au minimum 5000 F CFA imaginons un instant que chaque burkinabè a au moins un pagne tissé dans sa garde-robe cela fera environs 75 milliards de gain pour l’économie burkinabè. Cette conférence qui se veut donc être une activité spécifique du Dan’fani Fashion Week a été l’occasion pour les acteurs de revenir sur les grands enjeux de ce secteur surtout en tant qu’un marché à conquérir pour lutter contre la pauvreté en Afrique.

Moussa Diabaté2Le conférencier M. Diabaté lui-même créateur de mode est revenu sur un bref historique du pagne tissé en Afrique, les chiffres, les points forts et les faiblesses du pagne sur le marché. Des points tels l’inexistence de statut juridique faisant du Danfani une marque est ressortie comme un défi pour rendre ce pagne plus compétitif sur le marché. A ce propos la Présidente du comité d’organisation Mme Marguerite Doannio/ Sou a confié comprendre le défi de cet absence de statut légal. Pour Mme Doannio, cela pourra faire l’objet d’une autre rencontre de réflexion au vue de l’importance du sujet. Elle a ajouté que comme dans tout secteur il y a la piraterie donc le secteur du textile n’en échappe pas moins. C’est pourquoi selon Mme Doannio/ Sou si le secteur des textile est mieux règlementer cela peut faire profiter les gains a tous les niveaux de la chaîne. Les participants qui ont pris part à la conférence, ont saisi l’occasion pour faire part de leurs inquiétudes notamment le prix élevé du fil et du pagne, le caractère informel du secteur ainsi que la très grande compétitivité dans le secteur.

Il faut cependant rappeler qu’en début de cérémonie des ainés qui ont marqué le textile en Afrique ont pu partager tour à tour leurs expériences et témoignages dans la valorisation du textile. Il s’agit de la journaliste Jeanne Coulibaly, le créateur Emmanuel Ouédraogo, l’artiste musicien malien Cheick Tidiane Seck artiste etc. Il ressort une évidence la filature peut créer des milliers d’emploi et participer pleinement au développement socio-économique des pays pour peu que les Etats pensent revisiter les politiques nationales en la matière.

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/ Groupe Ecodafrik

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