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Burkina – TELECOM: L’Onatel sommé de payer 5 milliards de FCFA pour des «manquements»

L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARCEP) du Burkina Faso a sommé l’Office national des télécommunications (ONATEL) à payer une amende de 5 milliards de francs CFCA à cause des «manquements à ses obligations de disponibilité, de continuité et de qualité de service».

A travers une décision de son conseil de régulation, l’ARCEP demande à l’ONATEL de s’acquitter de la somme de 5 milliards de francs CFA, avant quinze jours, à compter du 5 octobre 2016. En effet, cette amende doit être versée au plus tard le 20 octobre 2016, sous peine pour l’Office de payer en plus, 100 millions de FCFA par jour de retard.
En outre, il est fait injonction à l’ONATEL de «remédier aux dysfonctionnements constatés sans délai, à compter de la notification de la décision». La dite décision, apprend-on, a été transmise ce jeudi 6 octobre 2016.
L’ARCEP reproche à l’ONATEL, des manquements afférents à ses «obligations de disponibilité, de continuité et de qualité de service, ainsi que de l’obligation de notification des pannes susceptibles d’impacter le bon fonctionnement du réseau».

Des agents de l’ONATEL, à l’appel du Syndicat national des télécommunications (SYNATEL), ont engagé depuis le 20 septembre 2016, un bras de fer avec leurs responsables pour exiger des meilleures conditions de vie et de travail et «l’arrêt de la fuite des capitaux».
Cette situation a occasionné pendant quelques jours, des perturbations au niveau du téléphone fixe et de la téléphonie mobile ‘’TELMOB’’, ainsi que la coupure de l’internet, paralysant ainsi plusieurs banques et services.
Selon l’ARCEP, «l’opérateur ONATEL S.A. n’a pas daigné prendre les mesures à la hauteur de la gravité de cette situation afin d’y remédier dans les délais les plus brefs».
En mars 2014, l’ARCEP avait condamné les trois compagnies de téléphonie mobile au Burkina Faso (TELMOB, TELECEL et AIRTEL), à payer solidairement une amende de plus de 5 milliards de FCFA dont 2,7 milliards de FCFA pour l’ONATEL.
La privatisation partielle de l’Office national des télécommunications (ONATEL) a été autorisée par la loi 058/98/AN du 16 décembre 1998. Elle est intervenue huit années après, soit le 29 décembre 2006, avec Maroc Télécom comme repreneur et partenaire stratégique.

Alfred KANON
ecodufaso.com / ecodafrik.com

 

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