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Sport Football -CAN 2017 : De Libreville à Ouagadougou, naissance d’une micro-économie

La Coupe d’Afrique des Nations bat son plein au Gabon. A Ouagadougou, à des milliers de pieds d’où se joue cette grande rencontre sportive, la Can crée de la richesse.
Le dimanche 22 janvier 2017, le programme des matchs affichait Burkina Faso face à la Guinée Bissau. Et dans pratiquement toute les grandes avenues de la capitale burkinabè, l’heure est la vente des drapeaux, fanions, couronne bracelets perruques, etc. aux couleurs du pays. Sur l’avenue Bassawarga, les drapeaux de petites tailles vendaient comme de petits pains. 200 f l’unité. Les vendeurs qui se glissent entre les automobilistes sont visiblement très contents. L’un d’entre eux a qui nous avons approché a confié sans complexité que tout se vendait à merveille. Aujourd’hui c’est notre jour a-t-il lancé en langue nationale mooré avec un large sourire.
A quelques pas du Rond-point de la Patte d’Oie à Ouagadougou c’est une véritable cacophonie de vuvuzela et de sifflet qui captivent. M. Idrissa Kafando, revendeurs de gadgets sportifs n’a pu cacher sa joie. Chez lui le gadget le plus cher s’élève coûte 1500 F CFA. Il nous confie qu’il en a vendu beaucoup depuis le matin du dimanche. Depuis le début de la Can tous les jours de match des étalons c’est le même scénario, de bonnes ventes. Sur chaque article vendu, M. Kafando tire comme bénéfice une marge de 50 à 500 F CFA. Cela vaut mieux que de rester dormir à la maison interpelle un second vendeur qui se prénomme Inoussa. Il explique aussi que plus les Etalons restent plus longtemps dans le tournoi plus ils se taperont des bénéfices par ce qu’au fur et à mesure les tarifs grimpent.
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A l’espace aéré de la Mairie de Bogodogo, aménagé pour abriter le village de la Can, là ce sont les propriétaires de maquis resto qui tirent leur épingle du jeu. Ici, la bière coule à flot et la fumée des braises des brochettes ne semble pas perturber les clients. Les prix sont légèrement plus élevés que d’habitude avec une différence de 100 à 200 F CFA au grand dam des promoteurs. Plus de cinq mille supporteurs étaient là face à un écran géant. D’autres étaient à même le sol. Surnommée Tantie, une dame propriétaire de maquis resto au sein du village de Can a aussi partager sa joie par ce qu’elle arrive à faire de bonnes affaires. Cependant comme M. Idrissa ses craintes étaient protées sur la qualification des Etalons car leur commerce en dépend.
Après une année 2016 qui a vue l’économie et le secteur commerce en premier lieu, glisser au sens premier du terme, il apparait évident que la Can a bien de retombées sur l’économie nationale et pas que sur celle du pays qui l’abrite. Ce n’est pas M. Kafando qui dira le contraire.

Balguissa Sawadogo
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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