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Soulèvement populaire au Burkina : Environ 200 milliards de F CFA de dégâts

L’institut Free Afrik a organisé ce mercredi 5 novembre 2014, une conférence de presse au cours de laquelle, les responsables de l’institut ont exposé le rapport économique sur la crise au Burkina Faso relative à l’organisation d’un référendum.
Deux cent milliards environ, c’est l’implication des effets des manifestations des 30 et 31 octobre dernier au Burkina Faso, selon Ra-Sablga Seydou Ouédraogo, coordonnateur de Free Afrik et chercheur à l’Université Ouaga II.
Plusieurs entreprises et magasins ont été pillés, des biens privés et publics incendiés, des hôtels saccagés dans plusieurs villes du pays pendant le soulèvement populaire pour dire non à l’organisation d’un référendum favorable à la modification de l’article 37 de la constitution.
L’institut Free Afrik, organisme indépendant spécialisé dans les études économiques a établi rapport intitulé «Rapport économique sur la crise économique consécutive à l’insurrection populaire au Burkina Faso» dans la perspective d’attirer l’attention de l’opinion sur les répercussions économiques et proposer des recommandations en vue d’atténuer celles-ci.
Selon Seydou Ouédraogo, ‘’on s’en sort plutôt pas mal’’ malgré les dégâts divers qui ont pu toucher le secteur de l’hôtellerie, de la finance, de l’économie informelle, de l’entreprise. L’institut se réjouit que les perturbations aient été limitées et que les activités soient en train de reprendre progressivement.
Cependant, il faut craindre selon lui, au-delà des effets immédiats, l’impact de second tour c’est-à-dire indirect, difficile à cerner car dépendant de l’évolution de la situation qui reste incertaine à présent.
La fermeture des frontières terrestres engendre un véritable manque à gagner pour l’économie nationale au regard du blocage quasi certain de marchandises diverses, pour un bout de temps au moins, aux portes du territoire.
Une fébrilité croissante des banques et assurances, une difficulté de remboursement par les entreprises endommagées, la rupture des appuis des partenaires techniques et financiers, l’assombrissement des relations politico-diplomatiques bilatérales et multilatérales sont entre autres à redouter à court et moyen termes.
C’est pourquoi, Free Afrik par la voix de son coordonnateur recommande la mise en place diligente de la transition, le renforcement de la sécurité pour recréer la confiance d’avec les différents partenaires aussi en interne qu’à l’extérieur.
Sécuriser les chaînes d’approvisionnement du pays, et réhabiliter l’Etat vont également sans nul doute contribuer à étouffer les conséquences dommageables imminentes et à atténuer les effets indirects de la crise sur l’économie.

Boureima LANKOANDE
Burkina24

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