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Sommet de l’UEMOA: l’Eco sera arrimée à l’Euro, selon Alassane Ouattara

La 21e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union économique et monétaire ouest-africaine s’est tenue, le vendredi 12 juillet 2019, à Abidjan en Côte d’Ivoire. La rencontre a été l’occasion pour les dirigeants des pays de l’Union, de réaffirmer leur engagement pour la mise en œuvre, à partir de 2020, de la monnaie unique de la CEDEAO, l’Eco.

Les chefs d’Etat de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont réitéré leur volonté de mettre en œuvre la monnaie unique, l’ Eco, à la 21e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement (CCEG) de l’Union, tenue à Abidjan en Côte d’Ivoire, le vendredi 12 juillet 2019. «La conférence réaffirme l’approche graduelle pour la mise en place de la monnaie unique de la CEDEAO, privilégiant un démarrage en 2020 avec les pays qui respectent les critères de convergence de la CEDEAO, tandis que les autres pourront s’y joindre ultérieurement», a indiqué le communiqué final de la conférence, lu par le président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah Boureima. Le même document, qui salue, les progrès réalisés par les Etats-membres de l’Union, a exhorté ces deniers à poursuivre les réformes en vue de respecter les critères de convergence et faciliter la marche vers l’Eco. Le président de la République de Côte d’Ivoire, par ailleurs président de la CCEG, Alassane Ouattara, a expliqué qu’à son adoption en 2020, l’Eco remplacera le franc CFA. La nouvelle monnaie, comme l’ancienne, sera arrimée à l’Euro et gardera la même parité avec, toutefois, la perspective d’un taux de change flexible dans la durée, a-t-il signifié. D’après le président ivoirien, cette mesure devrait permettre la garantie de la stabilité de l’Eco et le maintien des taux de croissance élevés, régulièrement enregistrés par les pays utilisateurs du franc CFA. Le compte à rebours pour l’entrée en vigueur de l’ECO avait été lancé le 29 juin 2019 à Abuja au Nigeria.

Bilan satisfaisant pour 2018

Outre la question monétaire, la 21e session de la CCEG a examiné plusieurs points relatifs à la vie de l’Union. A l’exception de la situation sécuritaire délétère dans certains pays de l’espace, en l’occurrence le Mali, le Niger et le Burkina Faso, la rencontre a noté, avec satisfaction, des avancées significatives dans plusieurs domaines. Sur le plan économique, les chefs d’Etat de l’UEMOA se sont félicités de la bonne santé de l’Union qui a enregistré en 2018, un taux de croissance de l’ordre de 6,6% comme en 2017, avec des projections indiquant le maintien des performances. Concernant la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires, ils ont salué les progrès réalisés par les Etats de l’Union qui ont obtenu un taux global de mise en œuvre des réformes de 69% en 2018 contre 62% en 2017. S’agissant du Prélèvement communautaire de solidarité (PCS), la conférence a décidé de le maintenir à 0,8 % et a instruit le conseil des ministres et la commission de l’UEMOA de poursuivre les efforts de rationalisation du fonctionnement des organes. Cela, en vue de dégager des ressources additionnelles, et faire des propositions, avant la fin 2019, pour financer les projets et programmes régionaux de développement et de sécurité destinés à relever les défis majeurs auxquels fait face l’Union. Sur le plan politique, la bonne tenue des échéances électorales au Togo, en Guinée Bissau, au Sénégal et au Bénin a été saluée. Au chapitre des chantiers de l’intégration notamment dans le domaine de la sécurité alimentaire, l’énergie et la sécurité, les comités de haut niveau en charge de ces questions ont été félicités par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernements qui s’est réjouie particulièrement de la mise en œuvre du Programme communautaire décennal de transformation de l’agriculture pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans leur espace. Au cours de la 21e session de la CCEG de l’UEMOA, le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF) est devenu Autorité du marché de l’UEMOA. Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ses pairs de la Côte d’Ivoire, du Bénin, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo et de la Guinée Bissau (représenté par son Premier ministre) ont entériné ce changement de dénomination.

Mamady ZANGO
mzango18@gmail.com
(De retour d’Abidjan)
sidwaya

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