Connecte-toi avec nous

Développement

   |

Société de fruits et légumes de Loumbila: un nouvel administrateur pour relancer l’entreprise

La Société de transformation de fruits et légume(STFL), sise à Loumbila, a un nouvel administrateur provisoire, en la personne de Issaka Sourewema. Lors de son installation, lundi 24 avril 2017 à Ouagadougou, celui-ci a indiqué qu’il dispose de six mois, pour apurer les différents passifs de ladite société, afin de sortir l’entreprise de la situation léthargique qu’elle vit depuis 2013.
 
 
Depuis plus de trois ans, la Société de transformation de fruits et légume(STFL) de Loumbila vit dans une léthargie. En vue de corriger la donne, le ministère de tutelle (ministère en charge de l’Industrie et du Commerce) a nommé un nouvel administrateur provisoire à la tête de l’entreprise. Il s’agit de Issaka Sourewema, officiellement installé, le lundi 24 avril 2017.
«Aujourd’hui, le cœur des cibles consiste à tout mettre en œuvre pour apurer tous les différents passifs de la société», a reconnu le nouvel administrateur provisoire. Pour M. Sourewema, le comité de suivi des activités d’administration provisoire est comme une une sorte de conseil d’administration (même s’il n’a pas toutes les compétences) chargé rendre compte au ministre de tutelle technique. «Nous allons soumettre au gouvernement un plan de redressement de la société dans les meilleurs délais pour que cette entreprise soit une réalité au Burkina», s’est-il exprimé.
L’administrateur entrant a, par ailleurs, signalé que la société est confrontée aux arriérés de salariés, d’indemnités et de fonctions des ex-employés, des droits négociés ou légaux des travailleurs….. «Nous avons six mois pour travailler à ce que le processus de démarrage de l’entreprise soit vraiment une réalité au Burkina Faso», a soutenu Issaka Sourewema.
 
 
 
 
Pour sa part, le directeur général sortant de la STFL , Baya Toé, admis à la retraite, a fait remarquer que la recherche de solutions n’a pas permis de débloquer la situation léthargique de la Société des fruits et légumes. «La construction de l’usine est arrêtée depuis 2013 et gouvernement a estimé qu’il il faut une administration provisoire pour la proposition des solutions radicales pour le démarrage effectif de l’usine», a- t-il précisé. Pour lui, le défi majeur de son successeur est la   mobilisation des ressources financières pour finaliser les travaux de construction de la STFL.
Créée officiellement en juillet 2009, la Société de transformation de fruits et légume (STFL), est une société anonyme d’économie mixte avec un capital social de 800 millions de franc CFA, dont 63% des actions détenues par l’Etat et 37% par le privé.
Implantée à Loumbila, à une dizaine de kilomètres de Ouagadougou, elle devrait mettre en place une usine pilote de transformation de la tomate et de la mangue en concentré, d’une capacité de 250 tonnes/jour de tomates et de 240 tonnes/jour de mangues.
A sa création, la société ambitionnait de créer des débouchés marchands pour les producteurs maraîchers, de créer plus de 5 000 emplois avec un accent spécifique sur l’emploi des femmes à concurrence de 60%. Elle envisageait aussi de collecter 60 000 tonnes de tomates et 28 000 tonnes de mangue auprès des producteurs installés sur des sites identifiés et d’augmenter les revenus des populations rurales.
Mais depuis 2013, l’entreprise traverse une crise. Courant 2015, les travailleurs avaient manifesté leur mécontentement à travers des mouvements d’humeur.

Alfred KANON

ecodufaso.com / ecodafrik.com

 
 

Annonce publicitaire
Lecture en continue
Commentez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


 

slide

NEWSLETTER

Recevez gratuitement notre newsletter

récents articles