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Situation économique post crise au Burkina Faso : M. Rassablga Saïdou…

Situation économique post crise au Burkina Faso : M. Rassablga Saïdou Ouédraogo Analyste-Economiste fait le point

Les conséquences du Coup d’Etat perpétré par l’Ex Régiment de Sécurité Présidentielle sur l’économie du Burkina Faso sont énormes, en plus des finances et de la trésorerie publique, plusieurs autres secteurs ont payé les frais, dont entre autres le transport aérien et routier, l’hôtellerie et la restauration, l’import-Export, l’énergie, le secteur informel, etc. M. Rassablga Saïdou Ouédraogo, Analyste Economiste à l’Institut Free Afrique explique dans un entretien radiophonique.

Même si l’Analyste Economiste ne l’a pas dit explicitement, l’heure est grave pour l’économie nationale après cette énième crise que traverse le Burkina Faso. Selon M. Rassablga Saïdou Ouédraogo, l’estimation de l’impact fait par le gouvernement est une estimation sur le plan des finances publiques. Mais il faut considérer qu’en réalité l’impact va au-delà de cela. Toujours au niveau du gouvernement il y a un impact sur les biens publics qui n’est pas estimé. Notamment les bitumes dégradées, cela n’a pas été estimé, les minutions perdues, l’armement des militaires, le déplacement des militaires, l’intendance militaire tous cela ne figure pas dans l’estimation qui a été faite. L’impact c’est également sur les ménages des entreprises, des activités économiques sur le secteur privé. Il y a le secteur des transports terrestre comme aérien qui est affecté. Vous avez sans doute eu des retours d’information sur ces camions bloqués sur des principales voies d’approvisionnement du pays avec du carburant, du ciment peut être, des denrées alimentaires, Il y a aussi les voies d’exportations qui ont été bloquées, l’aéroport qui s’ouvre qui se referme aussitôt. On sait que l’effet sera asymétrique. En d’autres termes, l’impact sera fortement ressenti par les petits opérateurs, que par les grands opérateurs. Il y a les perturbations dans les secteurs du transport qui peuvent avoir un impact sur le secteur de l’énergie par ce que l’on a un modèle énergétique dominé par l’importation d’hydrocarbures. L’unité d’emplissage du gaz qui devrait être mis à la disposition de la SONABHY et opérationnel à partir de fin septembre, cette installation est perturbée depuis quelques semaines, donc cela voudra dire que le problème du traitement du gaz ne pourra pas se faire selon le calendrier gouvernemental établi. Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration a beaucoup souffert. Et c’est un secteur qui va beaucoup souffrir encore par ce que l’on n’imaginerait pas que l’effet s’estompé même si l’on s’en sorte toute suite le Burkina ne pourra pas attirer immédiatement de touristes ou des hommes d’affaires. Il y a une question très importante qui a été exacerbée par la situation actuelle, c’est la question de la dette intérieure. Tous ce que je viens d’indiquer a un impact sur le secteur bancaire mais les plus gros perdant dans cette situation sera les ménages et le secteur informel. Le secteur informel a une composante très importante qui fonctionne au jour le jour avec une grande fragilité, avec un non accompagnement du secteur financier formel. Souvent ils n’ont pas de crédit bancaire ou c’est un crédit bancaire très limité, ou ils ont des difficultés à renouveler les crédits. Ce secteur va avoir des difficultés à se remettre de cette situation et les ménages en particulier ceux les plus pauvres. Il y a une grande partie de notre population qui vit au jour le jour. Quand le chef de famille ne sort pas deux trois jours il y a des difficultés à avoir l’argent de la popote.

Source : Radio Burkina
Transcription : Balguissa Sawadogo

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/ Groupe Ecodafrik

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