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Sénégal : pas de production pétrolière avant 2020

Le Sénégal espère produire son premier baril d’or noir en 2019-2020 à la suite de la récente découverte de pétrole au large de ses côtes, a dévoilé Mamadou Faye, le patron de la société publique sénégalaise Petrosen.
Les Sénégalais devront patienter avant de voir couler les premiers litres de pétrole produits dans le pays. C’est en substance le message qu’a voulu délivrer le directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen). S’exprimant devant la presse le 15 octobre, suite à la découverte de pétrole au large des côtes de Sangomar (littoral sud-ouest du Sénégal) par le britannique Cairn Energy, Mamadou Faye a indiqué que le démarrage de la production de pétrole offshore dans le pays ne devrait pas intervenir avant 2019-2020.
« Après la découverte, il y a deux phases qui sont très importantes : l’évaluation du potentiel du gisement et le développement », a-t-il tenu à expliquer.
Pour rappel, Petrosen (10 %), Cairn Energy (40 %) ainsi que l’américain ConocoPhillips (35 %) et l’australien FAR (15 %) se partagent le permis d’exploitation du bloc « Sangomar profond » sur lequel la découverte a été réalisée, et de deux autres blocs environnant : « Sangomar » et « Rufisque ».

Selon le patron de Petrosen, la facture pétrolière du Sénégal atteint 10 % du PIB.

Ils occupent ensemble une superficie totale de 7 490 kilomètres carrés, précise le groupe britannique, et pourraient recouvrir plus de 3 milliards de barils de pétrole.
Facture énergétique
Selon la même source, l’exploration du pétrole et du gaz au Sénégal a commencé dans les années 1950 avec plus de 140 puits creusés jusqu’à présent. Cependant, précise Cairn, « bien que le système d’hydrocarbures ait été prouvé au Sénégal (…), il n’y a actuellement aucune production de pétrole et seulement un champ de production de gaz onshore ».
Découvrir d’autres sources d’énergie serait avantageux pour le pays et aiderait à surmonter le problème du déséquilibre entre la demande et l’offre d’énergie. D’après le directeur général de Petrosen, la facture pétrolière du Sénégal tourne autour de 10% du PIB (produit intérieur brut).

Jeune Afrique

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