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Sénégal : les dessous du deal Copéol-Suneor

Après avoir conclu le 13 février dernier l’accord de cession de l’activité trituration de Suneor (ex-Sonacos), détenue majoritairement par le groupe Advens, le géant français de l’agro-alimentaire Sofiproteol réalise une bonne affaire. Cette acquisition permet à Copéol Holding, ex-Novasen, 2ème huilier sénégalais, de sortir la tête de l’eau (8 Mrds de f CFA de pertes sèches à fin 2014 et le rejet de son projet de construction d’une extraction et d’un raffinage dans le port de Kaolack).

De bonnes béquilles pour Copéol. Le Conseil d’administration de Suneor, convoqué vendredi 27 février, selon des informations qui nous ont parvenues, sera un tournant majeur dans le relifting du management Board de l’huilier Suneor, qui a pris l’option d’aller en tandem avec le français Copéol Holding, propriété de Sofiproteol, rebaptisé Avril pour sa branche des activités industrielles. Le géant français Sofiproteol garde son nom pour ses activités d’ingénierie financière. Selon des informations en notre possession, la convention de cession de l’activité trituration de Suneor à Avril sera rendue publique vendredi 27 février, date retenue pour la tenue du conseil d’administration des actionnaires de la société. Le PDG du groupe Advens, le Français Yannick Morillon, a débarqué dans la capitale sénégalaise depuis lundi soir. L’opération de cession ne concerne que les installations de Lyndiane (centre du pays) et de Ziguinchor (sud du pays), confirme une source proche du dossier.

Plusieurs milliards de pertes
Copéol, qui n’a jamais voulu de Suneor et a pris l’option de rachat de Novasen (trituration de l’huile d’arachide) et de Senhar (raffinage d’huile) du fait de la taille et de la complexité de Suneor, était jusqu’à l’acquisition de l’activité de trituration de Suneor dans le trou de la serrure. La société, qui fait faire de la trituration d’huile par WAO (West African Oil) au détriment de ses propres installations qui reçoivent très peu de graines, a subi des pertes sèches estimées à plus de 8 milliards de f CFA à fin 2014 et a vu son projet de construction d’une extraction et d’un raffinage dans le port de Kaolack rejeté. En s’offrant pour la partie trituration d’huile, via les usines de Suneor à Kaolack et à Ziguinchor, Copéol échappe à une faillite sans précédent….

(La suite à lire dans le prochain numéro du magazine Les Afriques)

Par Ismael AIDARA, Rédacteur en chef
lesafriques.com

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