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Séminaire d’information et d’échanges sur la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) : Comprendre les mécanismes d’intervention de l’institution

Echanger sur les opportunités de partenariat entre la BOAD et le secteur privé nigérien et identifier les projets privés porteurs pouvant bénéficier du concours de la BOAD, tel est l’objectif majeur d’une séance d’information et d’échanges organisée hier, à Niamey par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD). Présidé par le ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé M. Alma Oumarou, ce séminaire a pour thème ‘’la BOAD et la promotion du secteur privé au Niger’’.
Il a regroupé les opérateurs économiques du Niger ; les cadres du ministère et le président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’artisanat du Niger (CCIAN).
La tenue de cette rencontre s’inscrit dans le cadre des actions de la Banque Ouest Africaine de Développement en direction du secteur privé des pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et dont la pertinence pour la banque et pour le Niger est plus que jamais d’actualité. En effet, depuis les indépendances, l’Etat nigérien a mis en œuvre divers politiques et programmes de développement du secteur industriel. C’est pourquoi, le ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé a indiqué que le secteur privé est le mieux à même de valoriser les ressources locales ; de créer des emplois et de générer des revenus, toute chose nécessaire à la réduction de la pauvreté et à la préservation de la stabilité sociale.
Selon M. Alma Oumarou, le programme de la Renaissance fait du développement du secteur privé un de ses principaux piliers pour faire du Niger un pays émergent. C’est pour traduire cette volonté politique que ‘’nous nous sommes engagés dans un vaste programme de mise en œuvre de reformes dans le domaine de l’amélioration du climat des affaires ; de promotion des investissements ; de l’émergence de l’entreprenariat des femmes et des jeunes et le développement du partenariat public-privé. Dans cette campagne de dynamisation du secteur privé, nous aurons besoin du concours de la BOAD pour organiser d’autres ateliers d’information et de sensibilisation à l’endroit de l’ensemble du secteur privé nigérien sur les opportunités qu’offre la BOAD’’, a précisé le ministre du Commerce.
Aussi, la mise en place d’un comité tripartite, ministère du commerce/Chambre de Commerce /BOAD s’avère nécessaire afin que de répertorier et de financer l’ensemble des projets d’investissement des femmes et des jeunes promoteurs. Dans cette optique, le gouvernement a aussi besoin de l’appui de la BOAD dans l’organisation prochaine du forum national sur l’investissement au Niger.
Auparavant, le Chef de la mission résident de la BOAD au Niger M. Omar Mballo a souligné qu’en dépit de l’importance des moyens et des efforts consentis par les autorités du Niger, le secteur industriel nigérien a très peu évolué au cours des quatre (4) ou cinq (5) dernières décennies. Face à ce constat dans un monde de plus en plus marqué par la compétition et la concurrence, a dit Omar Mballo, ‘’le principal défi pour nos Etats et particulièrement pour le Niger est de concevoir et de mettre en œuvre une stratégie industrielle qui favorisera l’émergence des leaders d’industries ou des champions nationaux évoluant au même niveau de perfor-mance que leurs concurrents internationaux. Ce qui par effet d’entrainement permettrait le développement d’un tissu dense d’industrie. Pour inverser cette spirale de chômage et de précarité, le soutien pour le développement et le renforcement du tissu industriel s’avère vital et exige des efforts soutenus à tous les niveaux qui devraient s’exprimer à travers entre autres la performance et l’excellence, la recherche et l’innovation’’, a relevé le Chef de la mission résident de la BOAD au Niger.
M. Omar Mballo a fait remarquer que de manière générale, le tissu industriel est insuffisamment organisé et majoritairement constitué des PME et PMI informelles caractérisées par une absence de structuration et d’organisation des ressources humaines, de la comptabilité, de la gestion administrative et une absence systématique de la fonction contrôle. Cette situation induit le plus souvent des erreurs dans la gestion et des pratiques qui finissent toujours par hypothéquer la pérennité des PME et PMI. De plus, l’inexistence d’actionnaires, la rareté ou la faiblesse de la trésorerie, une sous évaluation des ressources en capital nécessaire pour réaliser les chiffres d’affaire envisagés sont autant de lacunes qui expliquent les difficultés que les PME et PMI éprouvent à accéder aux financements bancaires.
Toutefois, les dernières évolutions de l’économie nigérienne et l’importance des potentialités du pays confèrent désormais au secteur privé un rôle prépondérant et fait de lui un acteur de premier choix. Le chef de la mission résident de la BOAD au Niger a également soulevé la problématique du financement. ‘’Conformément à ses orientations stratégiques, la BOAD entend poursuivre ses actions visant entre autres à promouvoir le développement du secteur privé au Niger et mieux faire connaitre aux operateurs économiques au Niger ses différentes procédures d’intervention’’, a conclu M. Omar Mballo.

Hassane Daouda
nigerdiaspora.net

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