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Sécurité routière: Le contrôle des limitations de vitesse lancé au Burkina

Le ministère burkinabè des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, vient de lancer l’opération de contrôle des limitations de vitesse de véhicules au Burkina Faso.

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90 km/h hors agglomération et 50 km/h en agglomération. Cette limitation de vitesse sera désormais obligatoire pour tous les cars de transports au Burkina Faso. Le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Souleymane Soulama, a officiellement lancé l’opération de contrôle des limitations de vitesse de véhicules. C’était le mardi 17 janvier 2017 à Ouagadougou. Selon le ministre, cette opération est le couronnement des six mois de travail avec tous les acteurs.
«En collaboration avec les différentes structures en charge de la sécurité routière, nous avons entrepris des actions de sensibilisation dans les gares mais aussi, sur les routes, sur le bien-fondé de la mesure», a expliqué le ministre Souleymane Soulama. Il a assuré que toutes les dispositions sont prises pour que l’ensemble des véhicules de transports soient équipés du dispositif limitant la vitesse, dans un délai de trois mois. «Tous les cars du pays devront passer au Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) car c’est désormais inscrit dans les documents du CCVA et c’est un motif d’échec de la visite technique», a confié le ministre.
A en croire M. Soulama, les contrevenants s’exposent à des sanctions allant de l’immobilisation du véhicule à la suspension de la carte de transport du propriétaire du car.
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Pour les premiers responsables du Centre de contrôle des véhicules automobile (CCVA), cette limitation de vitesse présente des avantages certains. «L’installation de ce nouveau dispositif va permettre de réduire les accidents à répétition liés à l’excès de vitesse, mais également aux transporteurs d’économiser en pneumatique, en carburant et en durée de vie du moteur», a précisé le Directeur général du CCVA Kanvaly Bamba. Il a rappelé que le CCVA s’occupe juste du volet contrôle.
D’un coût de 5.000 F CFA TTC, le contrôle qui concerne dans un premier temps, les véhicules de transport de personnes de plus de 50 places, va s’étendre à la longue aux véhicules de 30 à 50 places, de marchandises et les tracteurs.
Chaque année au Burkina Faso, la route endeuille de nombreuses familles. L’un des derniers cas d’accident a été enregistré dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 janvier 2017, dans le village de Kari, sur l’axe Ouagadougou-Bobo-Dioulasso. Un car de transport en commun en provenance du Niger, a heurté un autre abimé, faisant une dizaine de morts et une quarantaine de blessés.
Selon les spécialistes, les accidents mortels au Burkina Faso sont généralement imputables à des facteurs tels le mauvais état des voies, les mauvais stationnements, mais et surtout l’excès de vitesse.
C’est pour y pallier que le gouvernement, à travers un arrêté interministériel en date de 2016, invitait les transporteurs à installer des dispositifs de limitation de vitesse. Le même texte exigeait le contrôle des temps de conduite et de repos dans les véhicules de transports routiers et interdisait le transport mixte.

Alfred KANON
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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