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Secteur Transport au Burkina Faso : L’OTRAF entends défendre les intérêts…

Secteur Transport au Burkina Faso : L’OTRAF entends défendre les intérêts moraux et matériels des acteurs

Le secteur transport participe à « 5% du PIB national » au Burkina Faso. Il est un secteur de soutien à l’économie se situant en amont, pendant et en aval du processus de production. C’est pourquoi son organisation et la prise en compte des besoins de ses acteurs est d’autant plus qu’important. Telle est la mission que l’organisation des Transporteur Routiers du Faso (l’OTRAF) s’est en assignée depuis sa création. A l’occasion du vingtième anniversaire de l’OTRAF, et pour mieux appréhender cette organisation, le Président National, M. Issoufou Maïga, nous a reçus au siège de l’organisation à Ouagadougou.

Ecodufaso.com : Pouvez-vous nous présenter l’OTRAF ?

Issoufou Maïga (IM)

L’OTRAF est une organisation des transporteurs routiers du Faso qui a été créé en 1995 et qui a reçu son premier récépissé en Mars 1996. L’OTRAF a vingt ans aujourd’hui. Au départ elle découle d’une unification en réalité. Dans les années 90 l’on s’est retrouvé avec quatre syndicats au niveau du Burkina Faso. Il s’agit notamment du Syndicat National des Transporteurs Routiers du Burkina, l’Union des Transporteurs Routiers du Burkina, la Fédération des Transporteurs Routiers du Burkina et la Confédération des Transporteurs Routiers du Burkina. Le gouvernement à l’époque a demandé le concours de deux sages notamment Feu El Hadji Oumarou Kanazoe, et El Hadj Barro Djanguinaba qui ont joué le rôle de facilitateur, intermédiaire, négociateur. Ce qui a permis à ces quatre corporations de s’unir pour crée l’Organisation des Transporteurs Routiers du Faso dont le congrès de constitution a eu lieu le 18 décembre 1995. Et la formalisation juridique a eu lieu le 28 mars 1996.

Ecodufaso.com : L’organisation compte combien de syndicats à ce jour ?

Au sein de l’organisation l’on retrouve effectivement une dizaine d’associations sœurs qui sont là.

Quelles sont les missions assignées à l’OTRAF ?

Depuis le début à nos jours nous nous sommes assigné des missions en grosso modo sur six points. C’est la défense des intérêts matériels et moraux de tous les transporteurs du Burkina Faso sans discrimination. C’est plus important. On assure la formation des membres. Egalement on prend part aux manifestions nationales sous régionales et internationales traitant du transport routier et de la sécurité routière. On représente la profession au niveau de la négociation avec le pouvoir public pour la définition d’une politique du transport au niveau du Burkina Faso. On apporte encore notre assistance pour l’organisation de l’offre et la fixation des prix. Et on entreprend des actions visant à l’amélioration du secteur privé au Burkina Faso.

Quelle appréciation faites-vous des acquis de votre prédécesseur ?

Personnellement j’ai pris le train en marche. J’ai adhéré de façon formelle à l’organisation depuis 2000. En 2005 je suis passé de simple membre au bureau exécutif. Ce que je peux noter est que tous ceux qui ont eu la vision d’unifier les quatre syndicats au départ étaient des visionnaires. Nous ne pouvons pas réussir en rangs dispersés. Ce qui me réconforte est que quand je regarde le niveau intellectuel des pères fondateurs qui ont pu accorder leurs violons jusqu’à nous léguer tous ces acquis c’est noble pour moi. Quand vous vous retrouver dans un milieu où il y a beaucoup de divergences et qu’ils ont pu faire le chemin ensemble, nous les relais aujourd’hui ne devrions pas souffrir de situation majeure. Au départ, il fallait trouver une solution pour que les quatre syndicats puissent se réunir, trouver une solution pour assurer la continuité et bâtir un siège qui est aujourd’hui réel en moins de quatre ans (NDLR le siège a été construit en 2000) et les extensions ont suivi au fur et à mesure. Au Burkina, vous savez on ne dédit pas un terrain gratuitement. Il a été acheté et aujourd’hui c’est un titre foncier. Egalement quand je regarde les relations qui ont été tissées avec le gouvernement et avec l’international notamment l’Union africaine des transports et de la logistique et l’Union Internationale des Transporteurs routiers, c’est dire qu’on est arrivé à un stade de maturité. C’est pourquoi nous avons voulu célébré le vingtième anniversaire pour montrer aux yeux des burkinabè qu’il y a une organisation faîtière du transport qui se bat jour et nuit pour l’édification du transport au Burkina Faso.

Et en termes de partenariat qu’en est-il ?

Nous avons des partenariats très solides notamment avec les syndicats de la sous-région. C’est le cas au Ghana, la Côte d’Ivoire, le TOGO, le Benin, le Mali, etc. Ils se sont inspirés de l’OTRAF au Burkina Faso, pour s’unir et ils ont créé leurs propres organisations faîtières. Nous sommes vraiment très enviés dans la sous-région. Nous sommes pour l’heure dans la sous-région les la seule organisation qui disposent d’un siège et d’un fonctionnement permanent. Tous les membres sont dynamiques et motivés. Le bureau exécutif est là de façon volontaire pourtant ils ont tous, leurs entreprises de transport et du personnel à gérer. Nous sommes très motivés et nous comptons donner vraiment une impulsion au secteur. Les arabes disent « Malheur à celui qui ne fait pas mieux que son père ». Nous avons trouvé des édifices des partenariats et nous allons essayer de faire de notre mieux pour atteindre nos objectifs. C’est pour cela nous avons placé notre mandat sous le sceau de « Servir et Professionnel ». Nous voulons que les bénéficiaires de nos services sentent de l’amélioration significative et qualitative.

L’année 2015 a été marquée par des évènements au Burkina Faso. Comment le secteur transport a vécu cela ?

Difficilement. Nos réalisations, nos opérations d’exploitations, relèvent forcement des commandeurs de services notamment les importateurs. A un certain moment donné il y a eu un frein que nous avons ressentis. Il n’y a pas eu assez d’importations comme par habitude. Apparemment les commerçants ont essayé de se maintenir mais pas se développer à la hauteur. On a traversé difficilement. Nous avons régressé. Les évènements du 15 janvier 2016 viennent s’ajouter à cette situation. Et cela pourrait être un facteur de grande nuisance au secteur transport.

Quels sont les défis de l’OTRAF à ce jour?

De façon ramassé les difficultés majeures que le secteur rencontre aujourd’hui est la possibilité d’accès au FRET. Le FRET qui est importé par les opérateurs économiques burkinabè devrait être transporté par des opérateurs de transport burkinabè. C’est là que nous avons une difficulté majeure c’est un défis à relever. On va se battre jusqu’au bout. Il y a également le renouvellement du parc qui est l’un des enjeux majeurs par ce qu’aujourd’hui pour respecter les règles communautaires il va falloir qu’on puisse relooker et renouveler notre parc. En troisième point nous avons la professionnalisation ou l’amélioration du niveau des transporteurs. Le transport coûte excessivement cher par exemple l’investissement. Si le niveau des transporteurs n’est pas relevé il va s’en dire qu’il aura un problème de plan de maintenance ou de renouvellement à la longue.

Nous sommes à la fin de notre entretien. Ave vous un mot à l’endroit de vos collaborateurs ?

Nous allons profiter de votre micro pour inviter les transporteurs à être disponible. Surtout au moment où l’on aura besoin de leur disponibilité effective pour la formation. Nous sommes en pleine négociation avec le gouvernement pour que cela entre dans le cadre des activités du quinquennat qui vient de commencer. L’on veut que le secteur sorte de la médiocrité et aller vers le professionnalisme. Nous demandons aussi la cohésion entre acteurs afin que nous puissions menées à termes les missions que nous nous sommes assignées pour le mandat 2015-2020.

Merci M. Maïga

Merci Mme !

Propos recueillis par Balguissa Sawadogo

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/ Groupe Ecodafrik

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