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Safaricom et MoneyGram allient leurs solutions de transfert de fonds

L’opérateur télécoms kényan Safaricom et la société américaine MoneyGram ont conclu un accord permettant d’envoyer de l’argent depuis l’étranger vers le service de banque mobile M-Pesa.
Safaricom et MoneyGram ont conclu un partenariat permettant aux 20 millions d’utilisateurs de M-Pesa, le service de transfert de fonds sur téléphone mobile de l’opérateur kényan, de recevoir de l’argent depuis l’un des points de vente du groupe américain dans 90 pays.
La cérémonie de lancement de ce programme a eu lieu ce mercredi 5 novembre à Nairobi, en présence Pamela H. Patsley, PDG de MoneyGram, Bob Collymore, patron de Safaricom, ainsi que de l’ambassadeur américain au Kenya, Robert F. Godec, et du gouverneur de la Banque centrale du Kenya, Njuguna Ndung’u.
Un marché estimé à 1,5 milliard de dollars
Cet accord, qui fait suite à un partenariat similaire signé en 2011 avec Western Union et couvrant 45 pays, devrait permettre à Safaricom de renforcer sa domination dans le secteur du « mobile money » au Kenya et de gagner des parts dans le marché des transferts de migrants.
Dans un communiqué, les deux partenaires indiquent que les détenteurs d’un compte M-Pesa seront alertés par SMS de la réception des fonds qu’ils pourront retirer auprès d’un des points de retrait affiliés à l’opérateur télécoms à travers le Kenya.
Selon les données de la Banque mondiale, la diaspora kényane transfère chaque année près de 1,5 milliard de dollars vers le pays d’Afrique de l’Est. Un rapport de l’ambassade du Kenya à Washington estime à près de 3 millions le nombre de Kényans (de première et de deuxième générations) vivant à l’étranger [PDF], soit près de 8 % de la population du pays.
Quid du coût des transferts ?
Cet accord devrait permettre de sécuriser et de faciliter les transferts de la diaspora kényane. En revanche, cette facilitation ne règle nullement le défi posé par leur coût. Estimé à près de 17 % des fonds transférés vers l’Afrique, il est jugé excessif comparé à un taux moyen de 8 % et a été dénoncé par la Banque mondiale.

Jeune Afrique

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