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Rites et traditions au Burkina : La fête du nouveau mil de Toma

La tradition a été respectée à Toma ce 25 octobre 2015. La fête du nouveau mil, appelée « Woudizon » y a été célébrée. Cette fête qui marque le début de la nouvelle année en pays San a été célébrée sous le signe de la cohésion entre les fils et les filles de Toma. Prières, chants, réjouissances populaires, et activités sportives ont marqué les moments forts de cette célébration.

Depuis la nuit des temps, la population de Toma, célèbre et continue de célébrer les nouvelles récoltes agricoles. Cette fête des nouvelles récoltes est appelée« Woudizon » qui signifie en langue San, la fête du nouveau mil. Dès qu’on commence les récoltes, relate l’Abbé Martin Zerbo, curé de la paroisse Sacré cœur de Toma, il faut respecter cette tradition qui dit qu’on ne mange pas les fruits de la terre sans l’avoir présenté à Dieu. Les pères blancs, poursuit t-il, quand ils sont arrivés, ils ont trouvé que cette fête était hautement religieuse et ils l’ont christianisée. Elle a alors pris une couleur chrétienne. C’est ainsi que le « Woudizon » est célébré chaque dernier dimanche du mois d’octobre. A cette occasion, les premiers fruits de la terre reçus, sont remis à Dieu, c’est une reconnaissance à Dieu. Cette année encore, les habitants de Toma n’ont pas dérogé à la règle. En effet, ils ont célébré le 25 octobre dernier, le « woudizon ». Epis du nouveau mil en mains, ils se sont rendus très tôt le matin, à la place du calvaire, en pleine centre ville de Toma. Après une courte prière, la foule s’est dirigée vers la paroisse Sacré cœur de Toma. Dans cette paroisse vielle de plus de cent ans, c’est l’abbé Martin Zerbo qui a célébré la messe. Dans son homélie, il a invité les fils et filles de Toma à s’unir pour le développement de Toma. Après la messe à la paroisse, place est faite à la réjouissance populaire. Ainsi, pour donner le coup d’envoi, les repas faits à base de la nouvelle récolte sont distribués entre voisins, frères ou encore connaissances. Le « Yantôro », (bière traditionnelle) est consommé, ce jour, sans modération pour certains.Une Course cycliste, et des compétions de lutte ont également ponctué cette célébration. A noter que le Woudizon est aussi un cadre d’échanges entre les fils et filles de Toma. C’est une occasion pour les cadres de se retrouver pour parler des questions du moment.

Mounbarak SILGA
Ecodufaso/ groupe ecodafrik

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