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Réveillon du Saint Sylvestre à Ouagadougou : Comment la Gendarmerie Nationale a assuré la sécurité de la ville ?

L’Adjudant Christian Kiema, Analyste Criminel, Chef de l’équipe 1,2,3

Les fêtes de fin d’années sont des moments de réjouissances et de retrouvailles en famille ou entre amis. Mais pendant que certains célèbre le nouvel an en toute quiétude, commence un véritable parcours du combattant pour d’autres.  C’est le cas des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Faut-il le rappeler, les évènements sécuritaires de ces cinq dernières années ont fait augmenté leur présence sur tous les artères de la ville de Ouagadougou sous leur responsabilité. A l’orée du nouvel an, nous avons eu la chance de patrouiller aux côtés de « ces anges de l’ombre ».

Il est environs 20h 30, lorsque nous arrivons à la Brigade Ville de Boulmiougou. Là, l’on nous informe que nous allons patrouiller aux côtés du Commandant de la Brigade Ville de Boulmiougou, l’Adjudant-Chef Major, Marcel Zoungrana. Selon le Commandant Zoungrana, cette patrouille du 31 décembre répond à un objectif qui est celui du rapprochement des services de sécurité des populations. Il s’agit de pouvoir assurer la présence visible des forces de sécurité et aussi de rassurer la population qu’elle peut échanger directement avec les agents de sécurité sur le terrain. C’est l’occasion aussi de sensibiliser les populations sur les problèmes de sécurité afin de prévenir les différentes infractions à la loi pénale a -t-souligné.

Le Commandant Zoungrana et ses hommes rassurent tenanciers de maquis et clients

Il a aussi précisé que lorsqu’il s’agit des fêtes de fin d’années ou dans les situations de grandes crises, les forces de sécurité se répartissent les zones. Par exemple la RN1 qui quitte la route de Fada jusqu’à la sortie vers Zagtouli, côté droit appartient à la Gendarmerie Nationale et côté gauche la Police Nationale. Ainsi, dans chaque entité, nous avons la même mission rappelle-t-il. Chaque entité s’organise. Par exemple à la Gendarmerie Nationale, il y a les sous unités qui sont les Brigades Villes de gendarmerie, qui, ont des circonscriptions qui sont leurs zones de compétences. Cess unités sont chargées de faire le maximum de patrouille dans toutes ces circonscriptions. La Brigade ville de la Gendarmerie de Boulmiougou a la charge de patrouiller sur le secteur 12 , 13, 14 34 35 et 36 a confié le Commandant Zoungrana.

Route bloquée sur la RN1

Début de patrouille, première descente, Maquis le Billet Vert, à Pissy. Les serveurs pris de panique ont alerté le gérant du maquis. Après les amabilités, le Commandant Zoungrana détends l’atmosphère avec quelques blagues. Le gérant a rassuré que tout se passe bien pour le moment. Cap est pris pour la deuxième destination, Maquis Restau chez Alima. Dissimulé derrière le mur de l’Onea Pissy, partie Nord, ici deux clients se bousculent pour féliciter le commandant et ses hommes. Monsieur Francis Yaméogo, en compagnie de son ami, face à une bouteille de bière Beaufort, salue l’initiative de la patrouille. Selon lui, cela permet de rassurer les riverains qui peuvent vaquer tranquillement à leurs fêtes sans inquiétudes. Après avoir égrené un chapelet de bénédiction, il a été coupé par un autre client, un peu plus amoché mais logique dans son raisonnement visiblement. En effet, cet homme d’une soixantaine d’âge qui a refusé de se présenter, a demandé l’entente entre les différents corps de l’armée. Selon lui une réelle entente entre les différents corps de l’armée burkinabè, grâce à la communication pourrait contribuer énormément au rétablissement de la sécurité.

A quelques heures après le début de la patrouille, un premier incident sur la RN1 côté Ouest. Un accident de la circulation provoquant un attroupement. Toute chose qui bloque la circulation. Très vite, le commandant Zoungrana et ses hommes prennent la main en attendant l’arrivée des Sapeurs-Pompiers. Réorganisation de la circulation, des questions d’usages sur l’identité et l’état des blessés, etc. Quelques minutes plus tard  les sapeurs-pompiers arrivèrent guidés par un motard de la Police Nationale.

Plus le temps passe, et plus la tension monte par ce qu’il y avait de plus en plus de monde dans la rue. A quelques minutes du premier incident sur le même tronçon, deux gros camions en panne, garés l’un à côté de l’autre. Un spectacle ahurissant de bidons d’huile en plein milieu d’une route principale. Là encore, la circulation est de nouveau perturbée.

Après les questions d’usages, et appels pour informer qui de droit, cap a été pris vers Nonsin. Ici, c’est un kiosque restau pas tout à fait singulier que nous visitons.   En effet sur une dizaine d’hommes et de femmes assis là, tous sont sourds et muets.   Après quelques politesses, rien à signaler tous se passe bien. Mieux ils ont expliqué se sentir en sécurité. Nous remboursâmes chemins.

Le Commandant Zoungrana, qui devait nous quitter s’est dit satisfait de ce qu’il a vu.   Il s’est surtout réjoui des félicitations des populations au passage de la patrouille. Il a surtout appelé la population à  collaborer avec les Forces de Défenses et de Sécurité (FDS).

La suite de la patrouille s’est poursuivie avec la patrouille lente de l’Adjuvant Christian Kiema, Analyste criminel et  Chef de l’équipe 1, 2 et 3 de patrouille.    C’était dans la zone de 10 Yaar- échangeur du Nord. Aucun incident majeur constaté avant notre départ des lieux à minuit moins.

Balguissa Sawadogo

Ecoufaso.com/Ecodafrik.com

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