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Réseaux sociaux : Outils de mobilisation en temps de crise

Avec les nouveaux médias et les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Youtube,…), nous entrons dans l’ère de la « démocratie électronique ». Ce qui change littéralement, c’est l’idée d’un citoyen actif et bien plus impliqué que par le passé. On passe d’une situation où le citoyen était surfeur à celle où il se mue en acteur. En temps de crise, ces plateformes d’expression acquièrent une importance capitale.

Au Burkina Faso, plusieurs raisons expliquent l’expansion des réseaux sociaux. Il y’a d’abord l’effet boule de neige du printemps arabe. 2011 aura en effet, été une année d’effervescence démocratique en Afrique. C’est dans ce contexte que le printemps arabe a captivé la conscience collective de l’Afrique. Malgré les grandes différences sociales, culturelles et économiques qui existent entre l’Afrique du Nord et le reste du continent, les protestations de masse en Tunisie et en Égypte ont focalisé l’attention de millions d’Africains de tous horizons dont les Burkinabè.
Il faut aussi tenir compte de l’essor de la société civile. Même s’il y’a parfois à redire par rapport aux actions de certaines OSC, il faut reconnaître que ces structures jouent un rôle essentiel dans l’éveil des consciences et le renforcement de la démocratie au Burkina Faso. Elles sont de plus en plus nombreuses à s’exprimer et à lancer des mots d’ordre par le biais des réseaux sociaux. Une autre caractéristique non négligeable est celle du poids démographique de la jeunesse. Plus de 70% des Burkinabè ont moins de 35 ans. Ces jeunes étudient parfois dans de mauvaises conditions, sont confrontés au chômage pendant qu’une minorité d’individus s’enrichissent sans coup férir. Ces attitudes finissent par créer des frustrations et des rancoeurs qui s’exacerbent lors des crises. (élèves, étudiants, jeunes du secteur informel pendant l’insurrection).
Dans cette cartographie, on ne peut pas occulter le développement des technologies de l’information et de la communication. Aujourd’hui, grâce aux TIC, les jeunes burkinabè sont interconnectés, branchés à des réseaux mondiaux et informés de manière inimaginable (Smartphones, tablettes, infos mobiles,…).En cas de crise, les différents éléments s’entrecroisent.

L’usage des réseaux sociaux a particulièrement été déterminant dans la survenue de l’insurrection, la contestation de certaines décisions ou nominations du gouvernement de transition, la résistance au putsch du 16 septembre 2015 et plus récemment encore la condamnation des attentats terroristes qui ont frappé Ouagadougou en plein cœur le 15 janvier dernier. Pendant que certains médias classiques sont muselés en temps de crise, les réseaux sociaux prennent rapidement le relais et permettent une diffusion instantanée de l’information.
Mais les évènements étant parfois complexes et volatiles en temps de crise, il sied de s’entourer d’un minimum de précautions pour éviter d’être à la base d’un embrassement de la situation par une mauvaise exploitation des réseaux sociaux. Même si Internet est un espace où chacun est libre de ses opinions et de ses actes, les utilisateurs devraient travailler à s’imposer une ligne de conduite qui traduirait leur sens de la responsabilité.
• Vérifier les sources d’information
• Eviter de relayer systématiquement (par un partage, un like, un tag,…) une information dont on n’a pas la certitude
• Eviter le sensationnalisme
• Sans tenir aux faits (Même les commentaires doivent être basés sur des faits intangibles et irréfutables)
• Eviter la pensée unique. Respecter le point de vue de l’autre est un principe de base de la liberté d’expression. Internet est aussi un espace de débat d’idées.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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