Connecte-toi avec nous

Développement

   |

Rentrée Scolaire 2015-2016 au Burkina Faso : Des libraires décrient la mévente

Au vue de la crise qui secoue le Burkina depuis le 16 septembre 2015, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a à travers un communiqué annoncé le report de la rentrée scolaire au 08 octobre 2015. Mais même si ce recul dénote d’une précaution sécuritaire, il vise à laisser du temps aux parents d’élèves pour les préparatifs de la rentrée des écoliers notamment l’achat des fournitures scolaires. Au vue du climat qui prévaut nous sommes allés à la rencontre de libraires et la situation est des plus désolantes mêmes si certains gardent espoir.

Assis aux côté de son ami lui revendeur de téléphones portables, dans sa libraire « Commerce Général » situé non loin du Rond-point des Nations Unies, M. Ouédraogo ne s’est pas fait prier pour répondre à nos question. «Il n’y a pas d’engouement malgré l’approche de la rentrée scolaire. Il n’y pas de clientèle. Nous avons vraiment de véritables difficultés d’approvisionnement des articles. Cette situation est due à la crise. Comme la boutique est en ville les gens ont peur de venir faire leurs achats. Vraiment on ne sait plus quoi faire. » A la question de comprendre si cette mévente n’est pas due à une flambée des prix des articles scolaires, c’est M. Sebego Issaka à quelques mètre de la boutique de M. OUEDRAOGO qui répond : « Tout le monde connait les prix des articles. Ce n’est pas comme le gaz butane qui à cause de la crise, les prix ont flambé. La bouteille de 6 kilo s’échange à ce jour à 4500 FCFA et le 12 kilo à 10000 FCFA auparavant respectivement 2000 F CFA et 4000 FCFA. » M. Sebego ajoute que les années antérieures à la même période la situation était différente car les clients qu’il avait pu fidéliser lui revenaient toujours. Ce qui lui permettrait de faire de bonnes affaires. Il ajoute cependant que dès que la période allant du 15 octobre jusqu’en fin octobre passe, c’est fini. Il faut emmagasiner le restant des articles en attendant l’année prochaine pour casser les prix et revendre. A notre passage pas de clients, sauf quelques personnes qui viennent prendre des informations sur les prix et qui repartent aussitôt. Même son de cloche à l’Université de Ouagadougou. Là-bas les revendeurs sont assis sous l’ombre des arbres d’où sont disposés livres, cahiers et revues scolaires et priant qu’un éventuel client s’arrête. Même si cette situation observée de mévente semble inquiéter les libraires, d’aucun gardent l’espoir d’un éventuel pour le peu de temps qui leur reste.

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/ Groupe Ecodafrik

Annonce publicitaire
Lecture en continue
Commentez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


 

slide

NEWSLETTER

Recevez gratuitement notre newsletter

récents articles