Connecte-toi avec nous

Développement

   |

Relance économique : De 1 576,4 milliards de F CFA en 2016, l’investissement total est passé à 1 863,8 milliards en 2019

Le ministre du commerce Harouna Kaboré a présidé la rencontre

Le ministre du commerce d’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré a invité les hommes de médias, le 29 Juin à un déjeuner de presse. Il a été question de présenter les politiques sectorielles mises en œuvre de 2016 à 2020, la situation des investissements durant la période de 2016 à 2019, les contraintes à l’investissement et les perspectives de relance économique.

Sur le plan économique, le produit intérieur brut (PIB) réel est passé de 7 605,1 milliards de F CFA en 2016 à 8 920,4 milliards de F CFA en 2018. La direction générale de l’économie et de la planification à travers son instrument Automisé de prévision (IAP) prévoyait un taux de croissance de 6,0% en 2019. Sur cette base, le PIB réel s’établirait à 9 455,6 milliards de F CFA.

La création d’entreprises au Burkina Faso a connu une croissance, passant de 11 661 en 2016 à 13 137 en 2019. Une croissance qui s’explique entre autres par le dynamisme du secteur privé et les mesures prises par le gouvernement en matière de facilitation de création d’entreprise.

L’investissement total au Burkina Faso est en hausse depuis 2016, dominé par l’investissement privé. D’une valeur totale de 1 576,4 milliards de F CFA en 2016, il est passé à 1 863,8 milliards en 2019.

Le niveau élevé de l’investissement privé est le résultat du dynamisme du secteur privé et des incitations à l’investissement. Toutefois, l’analyse des données de la DGEP montre que les flux nets d’IDE ont connu une chute entre 2016 et 2017. En effet, les flux nets d’IDE sont passés de 201,6 milliards de F CFA en 2016 à -4,5 milliards en 2017 avant de rebondir à 111,5 milliards en 2018. En 2019, ils ont été estimés à 112,1 milliards de F CFA.

Aussi, les différentes mesures entreprises, notamment les exonérations fiscales, la création de nouvelles structures d’appui au secteur privé (ABI, CFAC, CEFORE) ont contribué à encourager l’investissement privé par  un  accroissement du nombre de demande d’agréments qui est passé de 38 en 2016 à 106 en 2019. L’adoption du nouveau code des investissements plus indicatif a donné des résultats probants parce que le nombre d’entreprises agréées est passé de 6 en 2018 à 106 en 2019.

Au 31 décembre 2019, 15 mines d’or et une mine de zinc étaient en production. Les carrières industrielles en exploitation effective étaient au nombre de 25 à la même date. Les IDE entrants dans le secteur minier sont passés de 1 388, 175 milliards de F CFA en 2018 et 112,1 milliards de F CFA.

Au plan social, le nombre d’emplois au Burkina Faso créés au Burkina Faso a connu une croissance continue sur la période sous revue, passant ainsi de 3 229 en 2016 à 9 622 en 2019.

Par ailleurs, le secteur privé fait face à des contraintes aussi bien conjoncturelles que structurelles. Il s’agit entre autres de la situation sécuritaire, la maladie à coronavirus, l’insuffisance du capital humain, l’insuffisance des infrastructures de base, les difficultés d’accès au financement. De ce fait, le gouvernement devrait assurer la sécurité des biens et des personnes, poursuivre la mise en œuvre du plan de riposte dont la COVID 19, améliorer l’accès au financement des PME et reformer l’administration, notamment la digitalisation.

Sombéwendin Micheline Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

Annonce publicitaire