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Règlement 14 de l’UEMOA : Le Burkina Faso respectera la date du 1er avril 2017 si…

Le ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Souleymane Soulama, a annoncé au cours d’une cérémonie officielle, le mardi 28 mars 2017 à Ouagadougou, que le Burkina Faso est prêt pour l’application intégrale du règlement 14 de l’UEMOA, à compter du 1er avril prochain.
Conformément à la décision prise le 23 septembre 2016 à Cotonou par le conseil des ministres en charge des infrastructures et du transport routier des pays membres de l’UEMOA, du Ghana et de la Guinée Bissau, le Burkina Faso appliquera intégralement le règlement 14 de l’Union, à compter du 1er avril prochain. Cette annonce faite le 28 mars 2017 devant des acteurs du transport burkinabè et des Partenaires techniques et financiers (PTF) à Ouagadougou est du ministre des Transports, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Souleymane Soulama.
Toutefois, ce dernier a précisé que « le pays des Hommes intègres » ne respectera la réglementation communautaire sur les charges à l’essieu des véhicules de transports de marchandise que si et seulement, tous les pays concernés le font à la date indiquée. « Ce n’est que par la concomitance que nous pourrons assurer une concurrence saine », a-t-il justifié la position du Burkina Faso. Aussi, il a invité la Commission de l’UEMOA à œuvrer pour que tous ses pays membres soient au rendez-vous du 1er avril 2017, énième échéance fixée pour l’application du règlement 14 adopté depuis 2005. Il a souligné que le Burkina Faso est prêt, suite aux multiples opérations menées à cet effet. Il s’agit selon lui, d’actions d’information de sensibilisation et de renforcement de capacités des acteurs, de l’opérationnalisation de cinq stations fixes de pesage construites avec l’appui financier de l’Union européenne (UE).
La date du 1er février 2017 non respectée par les pays côtiers

« De nos jours, sept stations de pesage et trois pèse- essieux mobiles sont fonctionnelles. Des missions d’actualisation du logiciel de pesage ont été effectuées pour paramètrer les appareils selon les nouvelles mesures », a-t-il rassuré.
A l’en croire, toutes ces mesures ont été prises au regard de la nécessité de préserver les routes. « De par sa position géographique, le Burkina Faso est un pays de transit par excellence. Le réseau routier est de ce fait, sévèrement éprouvé par la surcharge de véhicules poids lourds. Aussi, nos routes réalisées à coups de milliards se dégradent au bout de 3 à 5 ans, au lieu de 15 ans. C’est pourquoi, nous avons pris toutes les dispositions nécessaires pour l’application effective du règlement 14 », a-t-il déclaré.
Si le Burkina paraît prêt, certains pays concernés semblent loin du but. En effet, le directeur de la planification et de la sécurité routière à l’Office nationale de la sécurité routière (ONASER), Casimir Sanou, a révélé que le 1er février passé, date à laquelle le règlement 14 devait entrer en vigueur dans les pays côtiers (les ports), seuls le Sénégal, le Togo, le Ghana et la Guinée Bissau disposaient d’équipements d’application plus ou moins fonctionnels. Qu’à cela ne tienne, le représentant de l’UE, Andrea Leone, par ailleurs chef de file des PTF, espère l’application intégrale et concomitante du règlement 14 à bonne date. « C’est ainsi que les pays pourront résoudre la question fondamentale de la préservation du patrimoine routier. Nous invitons donc les autorités et les transporteurs routiers à appliquer la règlementation pour le développement et le bonheur des populations », a-t-il demandé.

Eliane SOME
sidwaya

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