Connecte-toi avec nous

Développement

   |

Recettes à base de produits du maïs et du karité : Le ministre Harouna Kaboré, défends « le consommons local » au nom de la fibre patriotique

Le ministre en charge du Commerce Harouna Kaboré (Photo Mcia)

« Le consommons local » doit être dorénavant un réflexe au Burkina Faso. Pour y arriver, le ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat et celui de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de l’innovation ont co-organisé une soirée de dégustation de mets locaux à base de produits de maïs et de karité dans l’objectif de valorisation et de promouvoir la consommation des produits locaux. C’était le 27 septembre 2019 dans la salle de conférence  du SIAO à Ouagadougou.

Le Burkina Faso est un pays riche de sa diversité culturelle, artisanale et aussi culinaire. Qui l’eut cru ? Il est possible aujourd’hui de faire la pizza (traditionnelle recette italienne) à base de maïs, troisième céréale la plus produite et consommer au pays des Hommes intègres. Cette innovation  est le  fruit de la recherche des chercheurs de l’Agence Nationale de Valorisation des Résultats de la Recherche et des Innovations (ANVAR) au profit des restaurateurs de Ouagadougou. Plus d’une trentaine de mets à base de maïs ont été consignés dans une livret de recettes.

Le ministre en charge du commerce Harouna Kaboré et son équipe et leurs partenaires ont voulu promouvoir cette identité burkinabè à travers une  soirée de dégustation.  Plus d’une centaine de recette à base de produits locaux et surtout le maïs et le karité a été exposée aux convives du jour. Du traditionnel « gonré » burkinabè à base de maïs, les restaurateurs ont laissé parler leurs génies créatifs. Il a été présenté du couscous, des biscuits, des gâteaux sucrés et salés, et du désert à base de maïs.

Depuis quelques années le ministère du commerce, de l’artisanat et de l’industrie s’est résolument tourné vers la valorisation et la promotion du consommons local avec l’adoption d’arrêtés visant à encourager les institutions publiques à donner l’exemple. A ce propos, une commande de produits locaux de plus de 200 milliards de FCFA aux dires du  ministre Harouna Kaboré, a été enregistrée depuis la mise en œuvre des mesures. Les principaux acheteurs sont entre autres l’armée burkinabè, les cantines scolaires, les mairies et certaines institutions publiques pour les pauses café des séminaires et autres rencontres.

Le ministre Kaboré a annoncé au cours de la soirée, la signature prochaine d’une convention à hauteur de 50 millions de FCFA avec l’association de marketeur du Burkina Faso, afin de saisir l’occasion qu’offre les technologies de l’information et de la communication pour inciter d’avantages à l’adoption de ces produits dans les habitudes alimentaires au Burkina Faso.

La représentante des restaurateurs, Ruth Tindano a salué cette initiative. Elle a saisi l’occasion pour féliciter le patriotisme des chercheurs burkinabè qui contribue à la valorisation du consommons burkinabè. Madame Tindano a lancé un appel à l’action et au sursaut patriotique pour que « le consommons local » devienne un réflexe.

« Plus un produit est consommé plus son prix diminue », tel est le message que le parrain de la soirée, par ailleurs Président du patronat burkinabè Apollinaire Compaoré représenté par son vice-président Seydou Diakité a livré aux convives. Ce pour inviter ceux qui crie à la cherté des produits locaux à plutôt apprécier la qualité de ces produits.

L’adoption du « consommons local » est une volonté politique qui recommande un changement de comportement en vue d’un développement reposant sur la valorisation des savoirs endogènes. En plus du maïs, le karité, le riz, le Faso Danfani, etc. d’autres produits seront bientôt introduits dans la listes des produits burkinabè à promouvoir.

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

Annonce publicitaire

 

slide

NEWSLETTER

Recevez gratuitement notre newsletter

récents articles