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RBC : L’approche qui redonne goût à la vie

Parce qu’ils souffrent d’un handicap, de nombreux citoyens burkinabè sont rejetés de leurs communautés et vivent parfois la mort dans l’âme. Heureusement, une approche leur permet de sortir de l’assistanat et d’être utiles à eux mêmes et à l’ensemble de la société. Il s’agit de la Réadaptation à base communautaire (RBC). L’impact est visible sur le terrain.

Selon l’OMS, en 2014, un milliard de personnes dans le monde, soit 15% de la population, souffraient d’un handicap suffisamment grave pour limiter leur participation à la vie familiale, communautaire et politique. 80% d’entre eux vivaient dans des pays où l’accès aux services sanitaires et sociaux de base est souvent limité. La réadaptation à base communautaire (RBC) vise à améliorer la qualité de vie des personnes handicapées et de leurs familles en répondant à leurs besoins essentiels et en assurant leur participation et leur inclusion dans la société. Elle prend en général en compte les aspects de santé, d’éducation, de prise en charge psychosociale,…
La RBC vise à faire en sorte que les personnes handicapées puissent maximiser leurs aptitudes physiques et mentales, accéder aux services et opportunités offerts à toute la population et devenir des contributeurs actifs à la communauté et à la société dans son ensemble. Elle a pour but également de dynamiser les communautés pour qu’elles promeuvent et protègent les droits humains des personnes handicapées par des réformes consistant par exemple à éliminer les obstacles à la participation des personnes handicapées.
Au Burkina Faso, l’Etat et de nombreuses ONG dont Light for the world sont engagés dans la promotion de la RBC. L’ONG Light for the world dispose de tout un programme RBC. Grâce aux fauteuils roulants, aux prothèses et aux sessions de formations organisées au profit des personnes souffrant de handicap, celles-ci voient leur vie totalement transformée.
Safoura Sawadogo a 18 ans. Elle réside à Kaya. Il y a quelques années, elle a souffert d’un ostéo-nécrose. N’ayant pas bénéficié de soins appropriés, le mal s’est envenimé et a abouti à l’amputation de sa jambe droite à l’âge de 13 ans. Le programme RBC lui a permis d’obtenir une prothèse. Elle se déplace à présent sans trop grande difficulté. Elle veut se battre pour la concrétisation de son rêve : devenir ambassadrice.
Comme Safoura, ils sont des milliers à bénéficier des programmes RBC à travers le pays. C’est une approche qui contribue à lutter contre la pauvreté, qui préserve la dignité humaine et qui redonne goût à la vie à de nombreuses personnes.

Aimé Florentin BATIONO
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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