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Propreté des villes africaines : Ouagadougou doit être féliciter

Dans le classement des villes africaines en matière de propreté, la commune de Ouagadougou est très bien quôtée. Elle a reçu plusieurs prix à cet effet. Cette coquetterie de la ville, on la doit surtout à ces braves dames organisée par l’ex-Maire de la capitale, Simon Compaoré, en une compagnie de propreté dénommée « la brigade verte ». Cette équipe avait pour principales missions la préservation de l’environnement urbain, l’amélioration du cadre de vie de la population, la lutte contre la pauvreté et la protection des couches sociales vulnérables. Un tour dans quelques quartiers a permis de s’imprégner des conditions de travail de ces femmes.

Affectueusement appelées « les femmes de Simon », ces dames de la brigade verte ont pour principales missions le balayage des voies bitumées de la ville, le désherbage des espaces, lieux publics et cimetières. A son actif, la Brigade balaie 93 600 000 mètres linéaires de voies bitumées par an, au profit de la commune de Ouagadougou.

Sur pied dès 4 heures du matin, ses femmes sont présentes sur toutes les grandes artères de la capitale. Le lundi 26 octobre 2015 au environ de 5 heures du matin, au moment où la population sommeille encore, nous avons sillonné quelques quartiers pour constater de visu la difficile et noble tâche qu’elles exécutent tous les jours en vue d’assainir la ville.

Des femmes rencontrées ce jour à Tampouy, toutes vêtues d’une blouse de couleur verte un peu moisie, balaient l’avenue Yatenga, route de Ouahigouya. Selon Alphonsine Kaboré, visiblement moins âgée que les autres, le balayage des voies se fait en fonction du lieu de résidence des femmes. « Nous sommes constituées en petits groupes avec en tête une responsable. Chaque groupe à le devoir de rendre propre les zones qui lui sont affectées avant 8 heures du matin », a-t-elle expliqué, avant de poursuivre, « le travail de brigade verte possède autant d’avantage que d’inconvenants ».

A Tanghin, un autre quartier populaire, des femmes s’attèlent aussi au balayage de la voie longeant le barrage. En dépit du temps clément qu’il fait à cette heure (5 heures), de grosses gouttes de sueurs ruissellent sur le front des balayeuses. Signe que cette activité nécessite un effort physique, pourtant ce sont pour la plupart, de « vieilles personnes » dépourvues de force qui l’exécutent avec amour.

Les difficultés du métier

La plupart des membres de la brigade verte sont d’un âge avancé et issues d’un milieu social défavorisé, excepté quelques jeunes. « Nous avons nos salaires à chaque fin du mois, le matériel adapté au travail nous sont fournies » s’est réjouie « la femme de Simon », avant de reconnaitre que des difficultés sont lésions dans le métier. « Les autorités, même si elles fournissent des efforts pour jouer leur partition, il n’en demeure pas moins qu’elles doivent doubler d’efforts car des failles subsistent à quelques endroits. Il s’agit notamment, de la disponibilité des matériels adaptés au balayage des rues » a dit Mme Kaboré. Les femmes sont unanimes qu’en apportant le matériel nécessaire à leur directeur, El hadj Cissé, cela ne pourra qu’amoindrir considérablement leur peine.

Travaillant dans la poussière, ces « dames propreté » de la ville de Ouagadougou ne disposent pas souvent de « couvre-nez » pour se prémunir contre les maladies respiratoires. Conséquence, elles sont exposées à des maladies telles la pneumonie, la méningite, le rhume et les problèmes ophtalmologiques. Egalement, elles sont exposées à l’insécurité, quant on sait qu’elles se lèvent tôt le matin.
« A 3 heures ou 4 heures du matin, on rencontre toutes sortes de personnes : des bons comme des mauvais, des génies ou autres choses, mais on s’arme de courage pour accomplir le travail » raconte une quinquagénaire, avant de souligner qu’elles passent le temps dans une position inconfortable.

A cela, il faut ajouter que la population n’allège pas la tâche de la brigade verte soit en jetant qui, des coques d’arachides, qui, des mouchoirs, après utilisation, qui des crachats. Ces comportements peu louables sont à bannir et interpellent, de ce fait, chacun de nous à être un agent sensibilisateur à l’endroit de tous ceux qui salissent de manière malencontreuse la ville, la cité. En dépit des multiples contraintes, « les femmes de Simon » s’adonnent tant bien que mal à leur travail.
Au nombre de 3 000 membres, la brigade verte est une expérience à étendre aux autres villes du pays.

Aïssata Laure G. Sidibé
lefaso.net

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