Connecte-toi avec nous

Développement

   |

Programme d’investissement forestier 2015

Le Programme d’investissement forestier (PIF) a démarré ses activités de reboisement le mercredi 26 août 2015. Le lancement est intervenu dans les forêts classées de Tiogo dans le Centre-Ouest et de Tissé dans la Boucle du Mouhoun, en présence des gouverneurs des deux régions et du conseiller technique du ministère de l’Environnement et des Ressources halieutiques, Bouma Bado.Programme d’investissement forestier 2015

Les forêts classées de Tiogo dans la commune rurale de Ténado (Centre-Ouest) et de Tissé dans la commune rurale de Tchériba (Boucle du Mouhoun), ont servi de cadre de lancement des activités de reboisement du Programme d’investissement forestier (PIF), le mercredi 26 août 2015. Après la sobre cérémonie de lancement de ces activités à Tiogo, les autorités régionales du Centre-Ouest et de la Boucle du Mouhoun se sont rendues dans la forêt classée de Tissé pour le même rituel. Là, les attendaient des hommes et des femmes armés de pioches et d’autres outils utilisés pour mettre en terre les plants qui leur ont été offerts à cet effet. Dans son discours de lancement des activités de reboisement du PIF, le gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun, Sannoubomé Justin Somé a rappelé que la campagne nationale de reforestation, placée sous le thème « Une commune, une forêt pour lutter contre la désertification » a été lancée le 4 août 2015 par le chef du gouvernement de la Transition, Yacouba Isaac Zida. Pour lui, cette initiative est un rappel et une invite aux collectivités territoriales à intégrer dans toutes leurs actions de développement la création et la gestion des espaces de conservation en vue d’accroître la biomasse, et d’augmenter la capacité de séquestration et de stockage du carbone.

L’entretien des plants, une priorité

Selon le coordonnateur du PIF, Ibrahim Lankoandé au cours de cette campagne, l’accent sera mis sur les actions de reboisement de manière à accroître les capacités de séquestration du carbone, mais aussi à restaurer les forêts qui sont dans un état de dégradation très avancée.
Ainsi, 52 000 plants composés d’espèces du terroir seront mis en terre sur les quelques 520 hectares des 12 forêts que comptent les quatre régions d’intervention pour cette campagne 2015. Il s’agit des forêts classées de Tapoa et de Bopo dans la région de l’Est, de Tiogo et de Naziono dans le Centre-Ouest, de Koulbi et de Bontioli dans le Sud-Ouest, et du chapelet des 6 forêts classées de Tissé, de Kari, de Toroba, de Nosébou et de Soroboli dans la Boucle du Mouhoun. Pour réussir cette campagne, a indiqué M. Ibrahim Lankoandé, coordonnateur du programme,
« un cadre organisationnel a été mis en place (…) Ce cadre organisationnel a surtout mis l’accent sur l’entretien des plants qui seront mis en terre ». Pour ce faire, des conventions ont été signées entre la coordination régionale et les communautés locales représentées par les comités de gestion des forêts. Outre cette convention, il existe un contrat dénommé « contrat de travaux pour la mise en terre, et surtout l’entretien des arbres », a indiqué M. Lankoandé. « Désormais, les évaluations et les récompenses porteront sur le nombre de plants ayant survécu. Ce sont des résultats concrets que nous attendons de cette opérations », a martelé le coordonnateur du PIF. Porté par la Banque africaine de développement (BAD), le PIF qui est mis en œuvre dans 8 pays dont le Burkina Faso, vise à mobiliser les politiques, et les financements en vue de faciliter la réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation.

Kamélé FAYAMA
sidwaya.bf

Annonce publicitaire
Lecture en continue
Commentez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


 

slide

NEWSLETTER

Recevez gratuitement notre newsletter

récents articles