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Prix Nobel alternatif 2018 : Yacouba Sawadogo regagne le pays natal

«L’homme qui a arrêté le désert», Yacouba Sawadogo est de retour de la Suède. Il a été accueilli le 3 décembre 2018 à l’aéroport international de Ouagadougou, par le gouvernement à travers le ministère de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique, d’où il s’est ensuite rendu à Kossyam pour une visite de courtoisie au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Le lauréat du Prix Nobel alternatif 2018, Yacouba Sawadogo est de retour au pays natal. Consacré le 26 septembre 2018 Lauréat du Right Livelihood Award 2018, communément appelé Prix Nobel alternatif, Yacouba SAWADOGO, a reçu son trophée le vendredi 23 novembre 2018 à Stockholm devant le parlement Suédois. Un prix, qui vient couronner près de 40 ans de dur labeur contre l’avancée du désert.

Ce sont près de 27 hectares de forêt, qui ont été réalisés par Yacouba Sawadogo dans une zone désertique. Grâce à une technique ancestrale, dénommée « Zaï », Yacouba Sawadogo a su comment  rendre la verdure à toute une région désertique du Burkina Faso. Il avoue « Je suis très content de ce qui a été réalisé. Il sera bénéfique à la nation entière.» Il nous reste juste une école de formation pour transmettre notre savoir-faire à la génération montante, a-t-il lancé.

Il a été chaleureusement accueilli à l’aéroport international de Ouagadougou

Selon le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, Yacouba Sawadogo a montré par ce travail que la lutte contre la désertification n’est pas un vain mot. C’est un exemple pour tous les pays sahéliens.

Yacouba Sawadogo sera distingué par le chef de l’État, au titre du grade d’Officier de l’Ordre national, à l’occasion du 11 décembre prochain.

 

Sombéwendin Micheline Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

 

Yacouba Sawadogo est un paysan né au Burkina Faso, dans la région semi-désertique du Sahel. Après avoir été commerçant, il repart dans la Région du Yatenga, au village de Gourga, au début des années 1980, où il décide de stopper l’avancée du désert. Il adapte et améliore une méthode ancestrale de culture, le zaï.

Le zaï est une forme particulière de culture en poquet qui permet de concentrer l’eau et la fumure dans des microbassins où les graines seront semées.

Pendant la saison sèche les trous (30-40cm de diamètre, 10-15cm de profondeur) sont creusés en quinconce tous les 80cm à la daba (pioche à manche courte), la terre retirée est déposée en croissant en aval des trous, la rugosité de la surface est ainsi améliorée : le ruissellement, la vitesse du vent et donc l’érosion sont limités.

Le zaï permet une régénération ligneuse si le paysan laisse des plantules de légumineuses arbustives amenées avec la fumure ; c’est le zaï agro-forestier. Le bois produit pourra être utilisé dans 5 ans.

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