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Premier CASEM 2017 du ministère de l’Economie : Des résultats à mi-parcours qui suscitent des motifs d’espoir

Le ministère de l’Economie, des Finances et du développement a tenu sa première session ordinaire du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM), le vendredi 28 avril 2017, à la direction générale des douanes, sis à Ouaga 2000, sur le thème: «Mutations institutionnelles au sein du MINEFID. Quel plan stratégique pour l’amélioration des performances dans le contexte du budget-programme?».
 
A l’ouverture des travaux, le ministre de l’Economie, des Finances et du développement, Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori, a livré des résultats qui, malgré un contexte difficile dû aux mouvements de revendications sociales au premier trimestre de 2017, suscitent des motifs d’espoir pour la suite dans son département.
 
Les sessions de Conseil d’administration des secteurs ministériels(CASEM) au Burkina Faso offrent l’occasion aux départements ministériels d’évaluer les actions menées, d’identifier les difficultés de mise en œuvre et éventuellement de proposer des solutions de réajustement nécessaire pour la réalisation des actions à venir. Le vendredi 28 avril 2017, le ministère de l’Economie, des Finances et du développement (MINEFID) a procédé à l’ouverture de sa première session de 2017, sur le thème: «Mutations institutionnelles au sein du MINEFID. Quel plan stratégique pour l’amélioration des performances dans le contexte du budget-programme?». C’était dans l’enceinte de la Direction générale des douanes, sis à Ouaga 2000.
 
Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du développement, Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori, ce thème revêt une réforme majeure dans l’espace UEMOA dont le Burkina Faso est le seul pays à l’expérimenter. C’est pourquoi, son département a choisi d’examiner les implications de ce budget-programme. De l’avis de Mme Coulibaly/Sori, la pertinence de ce thème réside, sans doute, dans la nécessité pour chaque département de se doter d’un plan de stratégie ministérielle en vue d’opérationnaliser les politiques sectorielles qui devraient être exécutées en cohérence avec le PNDES (Plan national de développement économique et social), et conformément aux exigences du contexte de mise en œuvre du budget-programme.
Le MINEFID, a-t-elle expliqué, au regard de son rôle transversal et d’appui-conseil aux autres départements ministériels et institutions est interpellé à plus d’un titre. Dans cette optique, a-t-elle ajouté, les cadres et agents du ministère sont appelés, au cours des travaux, à mener des réflexions et des débats productifs et constructifs en vue d’une meilleure cohérence et une efficience accrues dans la conduite des différentes réformes, en tenant compte évidemment des implications induites, tant sur le plan institutionnel qu’organisationnel à l’avènement et la mise en œuvre du budget-programme dans notre pays depuis le 1er janvier 2017. «Comme nous l’avons tous suivi, le premier trimestre de 2017 s’est déroulé dans un contexte marqué notamment par des revendications sociales ayant conduit à des arrêts de travail, ce qui n’a pas permis d’exécuter normalement le plan de travail annuel au cours de la période», a souligné Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori au cours de son allocution.
 
En dépit de cette situation, note le ministre, quelques résultats intéressants ont pu être enregistrés au 31 mars 2017. A titre illustratif, elle a cité: la tenue effective de la revue annuelle du cadre sectorielle de dialogue qui a permis de produire des politiques sectorielles dont la version provisoire est déjà disponible; l’acquisition de financements des études prioritaires auprès du fonds national d’étude et de préparation des projets pour le Pôle de croissance du Sahel et des études de faisabilité des agropôles du Sourou et de Samendéni; l’opérationnalisation de la facture normalisée au niveau des contribuables depuis le 21 février 2017. Quant aux ressources intérieures mobilisées au profit du budget de l’Etat au 31 mars 2017, elles s’élèvent à 282, 10 milliards F CFA pour une prévision annuelle de 1 438, 21 milliards F CFA. Selon la ministre de l’Economie, des Finances et du développement, par rapport à la même période en 2016, il ressort une progression de 3,69%, soit plus de 10 milliards de F CFA.
 
Chèques impayés, une réduction de 2, 38 millions F CFA au 31 mars 2017
 
Concernant l’exécution des dépenses, Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori a indiqué que 22 unités de vérification ont été opérationnalisées portant le nombre total d’unités fonctionnelles à 35. Par ailleurs, 624 mandats fournisseurs de l’année 2016 ont été payés pour un montant total de 24, 55 milliards de F CFA au cours du premier trimestre 2017. Quant à la gestion de la trésorerie publique, à entendre le ministre, les actions entreprises ont permis de stopper ou de réduire le flux et le stock des chèques impayés. Ainsi, au 31 mars 2017, on note que le stock de chèques impayés se situe à 36, 45 milliards de F CFA contre 6, 85 milliards au 31 décembre 2016, soit une réduction de 2, 38 millions de F CFA de réduction de chèques impayés. «Je voudrais ici féliciter les agents qui se sont donné à la tâche, malgré les difficultés du premier trimestre, pour que nous ayons atteint ce résultat qui est meilleur par rapport au premier trimestre de 2016», a-t-elle dit.
 
S’agissant de la gestion du patrimoine de l’Etat, le taux de réhabilitation des bâtiments administratifs est de 30%. De même, le niveau d’implantation de la comptabilité-matière se situe également à 30%. «C’était une recommandation très forte qui était ressortie, parce qu’on s’était rendu compte qu’il n’y avait pas de comptabilité-matière dans notre administration», a confié le ministre. Au niveau de la lutte contre la fraude, le faux et la corruption, le rapport de l’ITIE (Initiative pour la transparence des industries extractives) 2015 a été élaboré, adopté et publié. Dans le cadre de la lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme, le taux de déclaration d’opérations suspectes traitées est ressorti à 73% en fin mars pour une cible de 91%.
 
Pour la patronne du département de l’Economie et des Finances, ces principaux résultats obtenus suscitent des motifs d’espoir, quant à la capacité du ministère à mettre en œuvre son plan de travail annuel d’ici le 31 décembre 2017. Tout en encourageant les agents et les cadres de son département pour le travail abattu, Hadizatou Rosine Coulibaly/Sori les a invités à redoubler d’efforts et à maintenir le cap pour la réalisation des grands chantiers 2017, dont figurent la poursuite de la feuille de route pour l’implantation du budget-programme, la dématérialisation des documents du circuit de la dépense, l’élaboration de la politique du secteur de la gouvernance économique, ainsi que l’élaboration et l’opérationnalisation du plan stratégique du MINEFID.
 
Source : DCPM MINEFID

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