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Poussins d’un jour : Le Burkina a besoin de plus de 6 millions de têtes par an

La production et la vente de poussins sont des activités lucratives. Les Ouagallais sont friands de viande de poulet puisqu’ils en consomment plus de 50 000 têtes par jour. Du coup, certaines fermes se sont dotées de poussinières qui leur permettent de répondre à une demande de plus en plus croissante.

Au nombre de ces fermes, il y a celle de Fadima basée à Koubri à la sortie Sud-Est de Ouagadougou. Cette entreprise moderne appartenant à Me Harouna Sawadogo, est bâtie sur une superficie de 667m2 avec 21 salles. La ferme dispose d’un couvoir dont la capacité annuelle de production est d’environ 1,3 million de poussins. Selon les promoteurs de la ferme, à plein régime, l’usine produit par semaine 76 800 poussins de chair et 40 000 de ponte.
Sur le plan pratique, la production de poussins d’un jour suit plusieurs étapes. Dans un premier temps, les œufs à couver sont collectés et stockés dans des conditions optimales afin de garantir leur qualité et assurer la production de poussins à venir. Ensuite vient la période d’incubation. Les œufs sont placés dans des incubateurs pendant quelques jours, au cours desquels l’embryon se développe. Une surveillance des paramètres d’incubation est en place afin de s’assurer de bon déroulement du process. En fin d’incubation, les œufs passent au mirage, afin d’éliminer les œufs clairs (sans embryon). A l’issue du mirage les œufs sont déposés dans des caisses d’éclosion. Cette étape s’appelle le transfert. La dernière étape est celle de l’éclosion. Cette étape, comme celle de l’incubation, est essentielle pour la qualité des poussins. Quelques heures après leur naissance, les poussins sont triés, contrôlés, vaccinés puis conditionnés.
En 2015, le gouvernement de transition avait créé la Société de production de poussins d’un jour (Soprop) dans le but de contribuer au développement de l’industrie avicole au Burkina Faso. La société devrait être équipée d’un couvoir dont la capacité est estimée à 2,5 millions de poussins d’un jour à la première année et à 6 millions de poussins à la cinquième année. La production de la Soprop est essentiellement destinée aux éleveurs engraisseurs à qui elle vend le poussin d’un jour autour de 500 F CFA.
Les besoins nationaux en poussins d’un jour s’élèvent à plus de 6 millions de têtes par an. La soprop, la ferme Fadima et toutes les autres fermes apportent donc une contribution substantielle à l’atteinte de cet objectif. Face au phénomène de viande à origine douteuse qui inonde de plus en plus le marché burkinabè, le gouvernement encourage les privés à s’investir dans la production de poussins pour barrer la route à l’importation de produits douteux et préserver la santé des consommateurs. Au regard de la demande, c’est un créneau porteur.

Aimé Florentin BATIONO
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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