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Pourquoi le continent africain doit être maître de son intelligence économique

Pour se démarquer dans un environnement ultra-concurrentiel, l’Afrique si souvent malmenée et exploitée a impérativement besoin de se doter d’outils, de techniques et de méthodologies ancrés dans son histoire et ses batailles. L’entrelacement des mesures qu’elle convoque relève de la maîtrise de l’information en contexte africain.

 

De Bohicon au Bénin au Caire en Egypte en passant par Mombassa au Kenya, l’Afrique entière se meut à une vitesse inouïe dans un monde lui-même redoublant de frénésie. L’ère que nous vivons expose des rapports de forces de plus en plus enflammés autour des questions économiques, et l’Afrique a besoin dans ce schéma d’effectuer, non pas des avancées sensibles, mais de gigantesques bonds et de véritables percées dans ses moyens de résistance face à la concurrence internationale, omniprésente et reine, dans une atmosphère d’hyper-compétition. Seuls ces moyens de résistance lui permettront de s’affirmer sur son propre terrain.

Se démarquer dans un environnement pareil, nécessite pour notre si chère et belle Afrique, de se doter d’outils, de techniques et de méthodologies adéquates. L’entrelacement de mesures dont il est question ici, relève de la maîtrise de l’information en contexte africain, ce vecteur clé, qui laisse très peu d’interstices à l’incertitude et renforce l’aptitude à la compétition.

Offensivement contondante et défensivement habile d’un point de vue légal, la redoutable intelligence économique africaine est pour l’Afrique une clé fondamentale du succès dans la compétition mondiale. De ce fait, il est impérieux que les Etats, les chambres de commerce, les entreprises, les Organisations de la Société Civile (OSC) ainsi que la jeunesse prennent conscience et laissent à méandrer dans leur esprit que l’IE africaine pour nous n’est plus optionnelle mais impérative.

Par elle, avec elle et en elle, il nous est possible de rompre avec l’espérance, cette nuisible attente à laquelle nous n’avons que trop longtemps été invités ; pour véritablement épouser la prise en main de notre destin, avec résolution, et ainsi, mettre en œuvre notre volonté de vaincre. Alors si cette absolue vérité n’a pas encore été éructée à nul autre pareil, il est temps de se rendre à l’évidence : pratiquer par exemple l’IE à la française in extenso représente pour nous un pur guet-apens parce qu’elle a déjà prouvé ses contradictions et ses faiblesses en France face notamment à la concurrence étasunienne. Il convient donc d’avertir, compte tenu des singularités du continent, qu’elle ne saurait ni peu ni prou y être forte. Tant s’en faut ! Car en plus de ses limites, elle ne représente qu’un lambeau épaissement enrobé par l’IE africaine.

L’IE ne s’apparente pas à un dogme que l’on appliquerait à Paris comme à Douala, mais plutôt à un processus et une démarche qui prend naissance et s’enracine puis se développe au sein d’un environnement singulier pour répondre à des enjeux spécifiques à cet environnement.

A cet effet, prétendre être à même de compétir face à un adversaire dont la matière est la pièce maîtresse de l’arsenal que nous sommes présumés lui opposer relève de la pure dissonance et ne saurait être établi dans une perspective de lucidité.

Dans cette atmosphère, il apparaît manifeste que créditer les acteurs français dont nous savons le projet être en gestation de « tenter d’organiser l’intelligence économique en Afrique francophone à coup d’évènementiels avec l’aide de quelques suppôts de la post-colonie », revient pour nous autres africains à nous illusionner et à accepter d’être aveuglément conduits à notre perte. Les leçons tirées de notre histoire récente doivent fatalement prévaloir sur l’imprudence et nous élever à la dignité des êtres avertis…et comme l’énonce la locution, « un bon averti en vaut deux ».

Ce signal d’alarme souligne l’urgence qui nous est plus que jamais vitale de nous inscrire dans une dynamique véritablement structurante et de revendiquer le leadership de notre IE dans l’espace francophone…

L’urgence ci-dessus évoquée s’étend aussi à la nécessité pour les peuples africains de faire confiance et d’opter pour les différents acteurs locaux, qui restent pétris de valeurs africaines ; acteurs dont l’activité est purement orientée Afrique, et qui travaillent et créent de la richesse en Afrique. C’est exactement le cas du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) dont l’expertise est reconnue, et qui de plus, est à l’infini capable aujourd’hui de retours d’expériences hautement pointus et méticuleusement documentés sur des missions d’IE. Quid donc des opérateurs français ?

Ce potentiel du CAVIE est principalement dû au fait qu’au 3 août 2015, alors qu’il était porté sur les fonts baptismaux, le Centre africain avait déjà quitté les sentiers battus.

Son avantage comparatif réside non seulement dans sa connaissance et sa maîtrise parfaites de l’environnement dans lequel il opère mais aussi et surtout dans celle du modus operandi qui y est adapté.

Bien loin des outils exclusivement numériques promus dans l’hexagone, il s’agit en plus d’être en mesure d’identifier et de traiter durablement les sources d’information les plus pertinentes logées en arrière-plan des architectures organisationnelles officielles de structures cibles, pour in fine éclairer et guider des prises de décisions : C’est le renseignement humain, qui est élevé en Afrique au rang de performance artistique par le CAVIE.

Celui-ci, ayant la particularité d’embrayer directement sur l’action sans rester cantonné sur des principes ; son action a toujours été pénétrée d’une combinaison judicieusement dosée en théorie et en pragmatisme avec une teneur plus élevée en pragmatisme.

Approche performancielle ou enjeu de stratégie, l’IE africaine, cette goutte de fraicheur qui, pour chaque acteur, tombe dans un climat aride, devient, à l’échelle du continent, une puissante lame de fond rompue à toutes les situations. Abolissant le hasard, elle s’impose comme une mécanique d’horlogerie pour affronter les milieux les plus hostiles. Les Etats, les chambres de commerces, les entreprises et les jeunes africains sont appelés à s’en saisir et à l’incarner profondément, car en effet, si elle est un important moyen de résistance face aux adversaires qui nous assaillent, elle est aussi ce par quoi on brise une résistance.

De Bamako au Mali à Carthage en Tunisie, en passant par Libreville au Gabon, c’est à nous africains qu’il revient d’être maîtres de notre propre intelligence économique ! Ne résistons pas à cela !

Beaugrain Doumongue

Coordonnateur des Clubs CAVIE

 

 

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