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Développement

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Pour lutter contre l’immigration, investir dans les jeunes !

Les jeunes sont le moteur de la croissance économique. Cependant, il leur manque souvent l’orientation et le soutien nécessaires pour contribuer pleinement au développement. Ils restent ainsi enfermés dans le cercle vicieux de la pauvreté. Reconnaître leurs besoins et aspirations et y répondre est vital pour la stabilité et pour l’avenir.

L’emploi joue un rôle central dans l’intégration sociale des jeunes. Ils peuvent être de réels moteurs de transformation car ils sont plus ouverts à la technologie et à l’innovation, sont pleins d’énergie, de rêves et d’enthousiasme, et peuvent de ce fait dynamiser leurs communautés. Mais le potentiel des jeunes des milieux ruraux en tant que moteurs de la croissance et du développement est, en général, insuffisamment reconnu dans les politiques de développement. Ils continuent donc à faire à la pauvreté et à la marginalisation. Lorsque les questions d’emploi des jeunes sont traitées, l’effort porte souvent sur les jeunes citadins hautement qualifiés. Les jeunes ruraux sont souvent moins instruits que les jeunes citadins. La faible qualité et l’inadaptation des curricula de formation aux besoins locaux, de même que les coûts élevés de scolarisation (directs et indirects) et des perspectives insuffisantes de travail décent, découragent les parents à poursuivre la scolarisation de leurs enfants. Les zones rurales n’offrent pas assez d’opportunités pour que les jeunes personnes instruites puissent mettre à profit leurs compétences. Cette situation encourage « la fuite des cerveaux ».

Vite, des réponses concrètes !

Chaque année, les zones rurales perdent une part importante de leur force de travail en raison de la migration vers les villes ou vers l’étranger de jeunes à la recherche d’opportunités économiques (en particulier dans les pays en développement). Ces jeunes migrants ruraux contribuent alors au chômage et à l’accroissement de l’économie informelle dans les milieux urbains. Mais migrer vers les aires urbaines ou à l’étranger ne constitue pas toujours le premier choix des jeunes ruraux, étant donné que cela implique beaucoup de sacrifices personnels et d’incertitudes. Beaucoup préféreraient rester auprès de leurs familles dans les communautés rurales s’il y avait des opportunités d’emplois productifs et de bonnes conditions de travail. Malheureusement, ils sont des milliers de jeunes africains à mourir régulièrement aux larges des côtes européennes. Cette situation est le reflet de l’échec des politiques de développement dans les Etats Africains. Cet échec s’explique par les politiques néolibérales imposées aux Etats africains qui se révèlent contreproductives. Il y’a aussi comme un manque de vision et d’initiative dans les domaines de l’éducation, de la santé du logement, des infrastructures de l’agriculture, des industries et de l’emploi pour créer les meilleures conditions de vie pour le peuple et pour offrir des perspectives d’avenir pour la jeunesse africaine. Comment s’étonner alors que les jeunes africains veuillent immigrer clandestinement au péril de leur vie en tentant de rejoindre l’Europe ? Pour atténuer les effets de ce fléau, il urge donc, entre autres, de soutenir l’entreprenariat des jeunes grâce à une formation convenable, de leur assurer un accès au crédit et à d’autres services de développement des entreprises, de lutter énergiquement contre la corruption, le clientélisme et le népotisme, de promouvoir la méritocratie,…

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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