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Portrait de Gaston Kaboré : Les lave-mains son gagne-pain

La vie est dure au Faso a-t-on coutume d’entendre au pays des hommes intègres. Lui s’appelle Gaston Kaboré. Non il ne s’agit pas du cinéaste Gaston Kaboré. Celui dont il s’agit est un confectionneur de Lave-Main à base de matériels locaux. De teint noir, taille moyenne avec un sourire qui ne le quitte pas, Gaston Kabore est un autodidacte qui s’est forgé avec le temps. Du génie il en a mais n’en faut-il pas plus dans la quête du succès ? Il est d’ores et déjà sur la bonne voie. Plein de dynamisme et d’enthousiasme Gaston est optimiste et croyant quant à son avenir. Plombier de formation, ce jeune burkinabè a voulu voler de ses propres ailes en faisant ce qu’il lui parait être une passion, le dessin. Pour mieux se faire comprendre, il s’explique « Les Lave-mains tels que fait c’est en fait mon invention en quelques sortes (rires). Ce que vous voyez c’est mon œuvre. » A la question de comprendre comment cela se passe exactement, il explique « Je dessine les croquis que je remets par la suite à un soudeur qui le réalise en ma présence. Je revends le produits finit. Depuis 2014 que j’ai commencé cette activité. Au début cela n’était pas régulier. Je propose plusieurs croquis mais s’ils ne répondent pas à mes attentes je recommence à zéro et je redessine jusqu’à obtenir de jolis modèles. »

A propos de son quotidien, Gaston Kaboré nous le raconte avec fierté « Le marché (les vente) est lent. En tous cas ce n’est pas comme j’aurais espéré (rires). Mais je suis patient par ce que je sais qu’en toute chose il faut du temps. Exposer en face de l’Institut IAM Ouaga 2000, juste à côté des feux tricolores, souvent il y a même des passants qui s’arrêtent regarder et apprécier mon travail. C’est déjà bien et cela me va tout droit au cœur. J’ai vraiment décidé pour un début d’aller à mon rythme. Par ce qu’on entend souvent parler des prêts pour entreprendre mais ce n’est pas facile de les avoir aussi les conditions de remboursement ne sont pas souvent facile. Je vais économiser et avec la grâce de Dieu je vais atteindre mon objectif d’élargir mon businesse. Quand je suis a côtés des lave-mains les passant apprécie donc souvent même je dépose au bord de la route et je m’éloigne un peu par ce que je suis un peu gêné. J’ai un bon retour. » A en croire le jeune Kaboré, ses clients proviennent des familles et aussi très souvent les restaurateurs. De belles chefs d’œuvres, ces laves mains sont revendus à entre 15 000 à 17 500 F CFA a confié Gaston Kaboré.

Pour le moment les laves mains de Gaston lui permettent de vivre dignement. Et c’est le plus important selon lui. Il reste cependant convaincu que tout se fera tout doucement. Pour cela il en veut pour exemple, la vie de Feu El Hadji Oumarou Kanazoe le self made burkinabè, qui, parti de rien a pu bâtir un empire dans le BTP.

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/ Groupe Ecodafrik

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