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Portefeuille de la BAD au Burkina Faso

Le rendez-vous trimestriel entre les cadres de la Banque africaine de développement (BAD) et les coordonnateurs de projets et programmes qu’elle finance au Burkina Faso s’est tenue, vendredi 14 octobre 2016 à Ouagadougou. Elle a révélé une performance globalement satisfaisante avec tout de même deux projets qui tirent le portefeuille vers le bas.

 

badA deux mois et demi de la fin de l’année 2016 et du document stratégie -pays de la Banque africaine de développement (BAD) au Burkina Faso (pour la période 2012-2016), le référentiel des interventions de la Banque, les parties prenantes ont passé en revue l’exécution des projets et programmes, le 14 octobre 2016, au siège de l’institution, à Ouagadougou. Pour la représentante résidente de la BAD au Burkina Faso, Antoinette Batumubwira, l’état du portefeuille est globalement satisfaisant. « Je voudrais pour cela vous transmettre, au nom de la haute direction de la Banque et à mon nom propre, les félicitations de l’administration burkinabè et les coordonnateurs de projets qui ont permis les performances réalisées », a-t-elle poursuivi. A ce sujet, Antoinette Batumubwira a salué l’ « exécution excellente » du Projet d’électrification des localités rurales (PELR) avec un taux de décaissement de 98%. Une performance qui a permis en septembre 2016, l’approbation du financement d’un nouveau projet d’électrification des quartiers périphériques de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. Il y a tout de même un bémol, car la représentante résidente de la Banque a fait remarquer que les résultats pourraient être véritablement satisfaisants n’eussent été quelques projets qui continuent à tirer vers le bas l’ensemble du portefeuille. Il s’agit du Projet d’aménagement des routes de désenclavement internes (PARDI) et de celui d’appui à la transformation de l’économie (PATECE). A en croire Mme Batumubwira, ces projets sont éligibles à l’annulation. Sur les raisons qui expliquent ces performances mitigées, elle a cité les problèmes récurrents de passation de marché public et de décaissement. Le directeur de la prévision et des analyses macroéconomiques au ministère en charge des finances, Lambert Zongo, a souligné les efforts de la partie burkinabè pour lever les goulots d’étranglement. « Les efforts pour améliorer le taux d’exécution des projets se traduisent par les réformes engagées à l’image de la loi d’habilitation pour accélérer les procédures de ratification des accords, la loi pour diligenter l’exécution des investissements dans les projets et programmes et les mesures de contrôle et de renforcement des capacités que nous devons entreprendre avec les différents coordonnateurs pour atteindre des niveaux d’exécution satisfaisants », a-t-il déclaré. La représentante résidente de la BAD a encouragé la partie burkinabè à poursuivre les efforts, par ces temps de diminution des ressources affectées au développement. De son avis, le cas du projet d’assainissement des quartiers périphériques de Ouagadougou est la preuve que l’amélioration des performances est possible. « Ce projet, qui a connu de graves difficultés, fait aujourd’hui des progrès, même s’il reste dans la catégorie des performances insuffisantes », a-t-elle relevé. Le portefeuille de la BAD au Burkina Faso est de 300 milliards de FCFA répartis dans tous les secteurs économiques du pays. Le plus gros secteur est celui du transport avec 45% des financements. Il est suivi de l’agriculture 19%, du secteur social, et celui de l’énergie avec 60 milliards FCFA. Le secteur de l’eau et de l’assainissement est aussi pris en compte.

Nadège YE

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