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Port sec de Bobo : Des dizaines de milliards de FCFA de recettes douanières

Le Burkina Faso est un pays de l’hinterland. Il est à plus de 1000km de la mer. Face à cette situation, il doit développer de grands efforts s’il veut accroitre ses échanges commerciaux avec le reste du monde. C’est dans ce contexte que l’idée du port sec de Bobo Dioulasso, datant des années 1990 a été remise au goût du jour. La première phase du projet a consisté à la réalisation d’une plateforme multimodale à proximité de l’aéroport de Bobo et reliée à la route et au rail, d’un coût global de 7 milliards FCFA environ sur une superficie de 19 hectares extensibles à 40 hectares. L’achèvement des travaux de construction est intervenu en décembre 2009 et l’inauguration, le 22 janvier 2010. Objectifs assignés au projet :
• doter la ville de Bobo-Dioulasso d’une infrastructure moderne pour le traitement, en un seul lieu, du flux du transport national et international de marchandises pour soutenir cette ville dans son rôle d’important carrefour d’échanges commerciaux reliant le Burkina Faso à plusieurs pays voisins tels la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Niger;
• sécuriser la circulation dans la ville de Bobo-Dioulasso en décongestionnant le trafic urbain saturé par les camions traversant la ville ou stationnant sur les voies;
• réduire les fraudes et accroître les recettes douanières par une concentration du traitement du fret sous douane sur un site remplissant les conditions nécessaires à la sécurisation ;
• participer à la diversification des corridors de désenclavement des régions de Bobo-Dioulasso et de Sikasso au Mali

Le port comprend un magasin sous-douane d’une superficie de 2550 m2, un magasin hors douane d’une superficie de 2625 m2, un terre-plein sous douane de 36 500 m2 capable d’accueillir près de 270 camions. Un autre terre-plein d’une superficie de 16 000 m2 pouvant accueillir 102 camions, est réservé au trafic en transit. Le troisième terre-plein, d’une superficie de 8000 m2, peut accueillir 48 camions.

La plate-forme possède surtout un terminal à conteneurs de 15000 m2. En 2010, le port avait généré 37,9 milliards de francs CFA de recettes douanières pour le budget national. Ce montant est passé à 64,4 milliards de francs CFA en 2012. C’est dire le caractère stratégique du port. Grâce à l’exploitation de la plateforme multimodale située sur la ligne ferroviaire Abidjan-Ouagadougou, la CCI-BF a engrangé 646,1 millions de francs CFA en 2012, contre 332 millions de francs CFA en 2010.Selon le directeur du port sec, François Drabo, le volume des marchandises sous douanes traitées est passé de 244 517 tonnes en 2010, le volume a 569 827 tonnes en fin 2014. Depuis août 2015, le port dispose d’un système sécuritaire qui a coûté plus d’un milliard de FCFA. C’est une infrastructure moderne pour booster l’économie de Bobo-Dioulasso.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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