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Point d’échange internet ‘’BFIX’’ : un grand pas vers la maîtrise du trafic internet

Le ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Nébila Amadou Yaro a donné, le 26 juin 2015 à Ouagadougou, le ‘’clic’’ de lancement technique du premier point d’échange internet du pays dénommé BFIX, lors de la Semaine nationale de l’internet (SNI). Désormais, le trafic internet des usagers burkinabè de la toile ne transiteront plus par l’étranger.

Le mail d’un usager de TELMOB à un autre usager de AIRTEL passe d’abord par des points d’échange installés aux USA ou en Europe avant de lui revenir au Burkina Faso. Ce qui pose des problèmes de sûreté, de fluidité de la connexion et de coût élevé d’exploitation. Pour éviter tous ses aléas, le Burkina Faso vient de se doter de son propre point d’échange internet dénommé BFIX. Ceci consiste à des échangeurs routiers où le trafic internet des différents opérateurs se croisent et s’échangent mutuellement les données. Cela avec l’appui de la Banque mondiale à travers le projet PRICAO et le concours de 9 opérateurs membres fondateurs d’une association chargée de gérer l’exploitation de l’infrastructure. Membre fondateur de ladite association, le directeur général de AIRTEL, Ben Cheick Haïdara a remercié l’Etat pour les efforts consentis dans un projet «extrêmement» important pour les opérateurs de téléphonie mobile et d’internet et qui augure de la fluidité du trafic internet et des économies substantielles. Il a aussi salué la détermination des autres membres fondateurs de l’association, à savoir l’ANPTIC, AIRTEL Burkina, Alink Telecom Faso, Internet Puissance Plus, IPSYS, l’ONATEL, Sky Vision, TELECEL FASO et l’Université de Ouagadougou pour leur contribution au travail qui a abouti à la création du premier point d’échange Internet. Il a émis le vœu néanmoins que le projet se poursuive au-delà du lancement car ce qui reste à venir dans le processus de mise en marche nécessite encore plus d’effort. La présentation du BFIX a été faite par le directeur général des infrastructures de communications électroniques, Saïdou Yanogo. Selon lui, avec le point d’échange internet, les opérateurs du secteur qui payent environ 139 millions de F CFA pour l’exploitation de bandes passantes à l’étranger, pourra réduire ce montant jusqu’à 30% du montant initial. Le ministre en charge du développement de l’économie numérique, Nébila Amadou Yaro a, à son tour, invité les différents concernés par le BFIX à s’approprier de l’infrastructure. «J’encourage les autres fournisseurs d’accès internet, les centres de formation et de recherche, les producteurs de contenu, à adhérer au point d’échange internet», a-t-il lancé. Il a précisé qu’en plus des avantages liés aux échanges qui se font localement entre les fournisseurs d’accès internet, il y a aussi l’opportunité d’installation de «Cache google» avec l’appui de Internet Society. En d’autres termes, lorsqu’un usager visionne une vidéo, cette vidéo est automatiquement stockée dans des serveurs google installés au Burkina Faso. Du coup, le prochain utilisateur qui voudra regarder la même vidéo n’ira pas la chercher dans les serveurs de google en Californie, mais sur place au Burkina Faso.

Synthèse de Kowoma Marc DOH
sidwaya.bf

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