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Pillages et incendie : une enquête diligente exigée par les opérateurs économiques

Les opérateurs économiques burkinabè ont eu une audience avec le chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, le 4 novembre 2014. Ils ont saisi l’occasion pour formuler leur vœu de voir les forces de gendarmerie et de police diligenter une enquête pour évaluer les pertes qu’ils ont subies en vue d’une éventuelle indemnisation.

La délégation des hommes d’affaire avaient à leur tête le 1er vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Lassiné Diawara. Face au chef de l’Etat, Yacouba Isaac Zida, a indiqué que les opérateurs économiques ont évoqué la nécessité d’évaluer l’incidence économique des dégâts matériels subis par les acteurs du secteur privé. «Nous avons souhaité que la Chambre de commerce soit associée à une enquête conduite par les forces de gendarmerie et de police. A l’issue de celle-ci, nous soumettrons un rapport au niveau des responsables de transition et c’est ainsi que l’on pourra savoir évaluer les pertes dans les différents secteurs de l’économie», a-t-il confié.

Pour la relance de l’activité économique au Burkina Faso, les acteurs du secteur privé envisagent demander un accompagnement de l’Etat. A entendre Lassiné Diawara, si les activités économiques ne sont pas accompagnées, de nombreux emplois directs et indirects risquent d’être supprimés.

Les proches de l’ancien régime ciblés

A la suite des opérateurs économiques, le Conseil national du patronat burkinabé s’est entretenu avec le lieutenant-colonel Zida. Pour le porte-parole, Arouna, Toguyéni, les patrons sont surtout venus remercier les nouvelles autorités pour le retour de la sécurité. «Plusieurs de nos entreprises, notamment dans le secteur minier ont été attaquées et pillées et nous remercions le Lieutenant-colonel pour les actions vigoureuses qui ont été prises pour un retour au calme», a-t-il laissé entendre.

La situation politique nationale marquée par l’insurrection populaire (les 30 et 31 octobre 2014) ayant entrainé la démission du président Blaise Compaoré, a engendré des actes de pillages à Ouagadougou et dans d’autres villes. Le constat dans la capitale burkinabè fait ressortir la mise à sac de plusieurs boutiques ou magasins de stockage appartenant ou supposés appartenir à des proches de l’ancien régime. Ainsi, des magasins de stockage de riz appartenant à l’homme d’affaire, Inoussa Kanazoé (Ndlr : l’un des grands importateurs de riz au Burkina Faso) ont subi le pillage à grande échelle. Des boutiques de vente de motos ou d’autres matériels ont été vandalisées.

L’on a évalué la valeur totale des pertes à plusieurs milliards de francs CFA.

Alex KONE
Pour Les Echos du Faso

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