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Parc automobile: L’Etat burkinabè lance une opération d’achat de 900 véhicules exonérés

L’Etat burkinabè vient de lancer une opération d’achat de 900 véhicules poids lourds, hors taxes et hors douanes, afin de renforcer le parc automobile existant, a-t-on appris auprès du ministère en charge du Transport.

De façon concrète, l’opération va permettre l’acquisition de 400 véhicules de transports de marchandises, 400 véhicules de transports d’hydrocarbures et 100 porte-conteneurs. Soit un total de 900 véhicules neufs ou vieux de deux ans qui seront exonérés de taxes douanières et de taxes sur la valeur ajoutée (TVA). De l’avis de spécialistes, c’est une estimation de près de 30 milliards FCFA que l’Etat concèdera pour la réussite de l’opération.
Le but de l’opération est de renouveler le parc de véhicules lourds de transport public routier de marchandises, d’hydrocarbures et de porte-conteneurs, dans l’optique de booster l’économie nationale. En effet, il est établi que la vétusté des véhicules joue un rôle négatif dans la bonne marche des affaires des acteurs du secteur économique du Burkina Faso.
C’est le ministre du Transport, de la Mobilité urbaine et de la Sécurité routière, Souleymane Soulama qui a procédé au lancement officiel de l’opération, mardi dernier à Ouagadougou.
«Cette mesure de renouvellement du parc trouve son fondement dans la stratégie de développement du secteur des transports pour la période 2011-2025 et dans le Plan national de développement économique et social (PNDES)», a expliqué le ministre Soulama.
A moyen terme, ajoute-t-il, l’objectif sera «la mise en place d’un fonds de garantie au profit des professionnels du secteur formel ou informel». Et l’accès à ce fonds, a-t-il poursuivi, sera conditionné par la formation et l’intégration du transporteur au secteur formel.
Pour lui, trois types de souscriptions sont possibles. La personne physique a droit à souscrire jusqu’à 5 camions, la personne morale 10 camions et le groupement au-delà de 10 camions.
L’initiative devrait permettre de sécuriser l’approvisionnement du pays, réduire les délais d’approvisionnement, réduire les accidents de la circulation routière, etc.
La mise en œuvre pratique de l’opération et son suivi seront assurés par un comité interministériel de suivi et un comité de gestion.
Pour souscrire à cette opération, les acteurs du secteur peuvent se rendre auprès de la Direction générale du transport terrestre et maritime (DGTTM) qui pilote l’opération pour prendre connaissance des conditions.
Un cahier de charges y est disponible et peut être consulté afin de se conformer aux dispositions.

 

Alfred KANON
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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